
Hier s'est ouvert le colloque national des comptables agréés à l'hôtel Hocine, sis à Ali Mendjeli, en présence des membres de la corporation, venus des quatre coins du pays, et d'une délégation marocaine.Le directeur général de la comptabilité nationale auprès du ministère des Finances, Ghanem Mohamed-Larbi, nous a déclaré ceci: «Ce colloque est une belle opportunité pour expliquer et sensibiliser les professionnels sur l'utilité du système financier comptable (SFC), un outil établi selon une norme spécifique, utilisé au Maroc et en France, mais en ce qui nous concerne, il a été élargi à plusieurs champs d'application ; il permettra, par ailleurs, de mettre un terme aux transferts de devises qui commencent à prendre de l'ampleur. Certes, nous avons mis du temps à le mettre en place, mais l'urgence aussi d'asseoir toutes les infrastructures réalisées ces dernières décennies a été salutaire pour connaître des gains de temps et d'énergie inestimables. En effet, nous ne pouvons parler de croissance économique si l'on ne peut maîtriser nos transferts de fonds.»
Et de poursuivre : «Vous n'êtes pas sans savoir que la parité du dinar pose un réel problème, et si l'on ajoute notre politique de soutien des prix qui touche un grand nombre de produit importés, c'est la course pour tous les opportunistes qui voient en cette aubaine, une vraie source d'enrichissement au détriment du citoyen algérien, et c'est en ce sens que cet outil, pédagogique au demeurant, constitue pour nous un garde-fou qui ne manquera pas de réguler tous ces transferts.» Par ailleurs, notre interlocuteur nous apprend qu'une grande école de comptabilité sera construite incessamment à Tipaza pour la formation des commissaires aux comptes ainsi que des experts comptables; l'urgence d'une telle démarche s'inscrit inéluctablement dans ce processus qui vise à éradiquer certaines pratiques ayant été à l'origine de la saignée de notre tissu économique. D'autre part, nous nous sommes rapprochés de la délégation marocaine, en l'occurrence des experts comptables et experts auprès des tribunaux du royaume chérifien.
C'est Mohamed Taleb El Houda, vice-président de l'association des experts comptables du Maroc (ACAM), qui nous livre ses impressions : «Tout d'abord je tiens à vous informer que nous avons d'étroites relations avec nos confrères algériens avec qui nous partageons beaucoup de choses, particulièrement dans nos domaines de compétence.» Il relèvera beaucoup de similitudes dans la pratique de ce métier qui, selon lui, dépend en grande partie de l'économie mondiale d'où ces rapprochements qui ne peuvent que faire converger les deux pays sur les mêmes inquiétudes et autres menaces qui les guettent. «Notre souhait est de voir plusieurs corporations suivre le même schéma, ce qui est une source d'enrichissement pour nos pays», a-t-il conclu.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : N Benouar
Source : www.elwatan.com