Tipaza - A la une

Hausse inquiétante des accidents de la route par rapport à l'année dernière



Le dernier bilan livré par la protection civile sur la période du 18 au 21 juillet 2013, dénombre 27 accidents de la route mortels qui se sont soldés par le décès de 24 personnes et des blessures à 62 autres à travers le pays. De son coté, la gendarmerie nationale avance un bilan de 692 morts et 9 310 blessés dans 5498 accidents au premier trimestre 2013. Des statistiques catastrophiques qui risquent d'être revues à la hausse en cette période de Ramadan où les accidents de la route sont encore plus nombreux qu'en temps normal.« Depuis le début du mois de Ramadan, c'est une véritable hécatombe », déplore Y. Belhadj-Meziane, président et fondateur de l'Association algérienne des victimes des la route de la Wilaya de Tipaza, interviewé par Maghreb Emergent. En période de jeûne, les facteurs de risques sont démultipliés en raison du manque de sommeil et du manque de contrôle de soi des conducteurs. « Durant la journée, les piétons ou les automobilistes ressentent un fort besoin de dormir car ils ont veillé jusqu'à 3h du matin. Et en fin de journée, ils sont pressés de rentrer chez eux ». Ce moment de la journée est le plus dangereux pour qui s'aventure sur les routes algériennes.
Eradiquer le « terrorisme routier »
Malgré les mesures répressives prises par les autorités depuis quelques années afin de réduire ce fléau, les statistiques des accidents de la route se maintiennent à un niveau alarmant, classant l'Algérie parmi les pays les plus dangereux dans le monde en matière de sécurité routière. La mise en place du permis à point début 2013 ne semble pas avoir infléchi cette tendance. « Il n'est pas appliqué et il ne sera jamais appliqué », se lamente Y. Belhadj-Meziane. « Ce système de points n'est pas dissuasif et certains automobilistes savent qu'ils ont du temps pour récupérer leurs points car il n'existe aucun fichier national répertoriant les permis». Pour le président de l'association algérienne des victimes de la route, le travail doit se faire au niveau de la sensibilisation des automobilistes sur les conséquences d'une conduite irresponsable bien qu'une proposition de bloquer les compteurs des véhicules n'ai reçu aucun écho de la part des autorités depuis 4 ans.
Ces chiffres préoccupants sont loin d'être spécifiques à l'Algérie. Le phénomène se retrouve également au Maroc où 3 500 accidents mortels ont été dénombrés l'année passée par le Comité National de Prévention des Accidents de la Circulation. En Tunisie, ce sont pas moins de 1 602 personnes qui ont trouvé la mort sur les routes pour l'année 2012.
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