Une quarantaine de directeurs du tourisme et de l'artisanat activant dans diverses wilayas du pays se sont rencontrés hier pour dresser un état des lieux des évolutions du secteur et les effets découlant des dispositifs pris dans le cadre de sa redynamisation.
Il y a lieu de relever que cette rencontre d'évaluation qui a été ouverte par le ministre du tourisme vise, entre autres, «l'unification de la vision sur le secteur et aux fins de concrétiser les objectifs arrêtés dans la stratégie de développement et de promotion du secteur du tourisme et de l'artisanat».
Dans son allocution d'ouverture, Smaïl Mimoun, ministre du tourisme et de l'artisanat, a rappelé que «cette rencontre s'inscrit dans le prolongement des rencontres aux fins d'évaluation objectives et permanentes de l'état d'avancement sur le terrain des programmes d'action retenus dans le cadre du processus de développement du secteur dans notre pays», ajoutant que «cette évaluation n'a pas manqué de relever les insuffisances constatées et incite forcément les acteurs à la recherche des solutions appropriées afin de relever les défis tout en privilégiant l'autosuffisance, la créativité et l'imagination et bannir la routine et l'improvisation».
Dans ce sens, il a fait allusion à la compétitivité à laquelle se livrent les pays du monde, tout en prônant la mise à niveau de la démarche algérienne avec les pratiques internationales. Il a condamné la logique de l'attentisme et de l'improvisation qui, selon lui, «condamnent leurs auteurs à rester en marge de l'évolution politique, économique et socioculturelle du monde».
Selon le ministre qui a condamné avec fermeté ces attitudes, «le volontarisme, le sens de l'initiative et de l'anticipation devront être les mots d'ordre si nous voulons gagner le pari de construire la destination Algérie». Dans ce sillage, il indique que «ce qui a été possible à Charm Echeikh en Egypte, à Hammamet en Tunisie, à El Akaba en Jordanie ou à Saadia au Maroc est réalisable à Béjaïa, El Tarf, Aïn Témouchent, Timimoun ou Tipaza, d'autant plus que sur le volet potentiel et des atouts, l'Algérie est bien plus nantie».
Dans son discours adressé aux directeurs qu'il considère comme les pivots du secteur, le ministre devait insister sur «le passage de notre pays du statut de l'un des pays les plus beaux au monde à celui d'un des pays les plus fréquentés au monde». Par ailleurs, le ministre devait rappeler que l'artisanat fait face aux mêmes défis.
Dans ses recommandations, il a lancé un appel aux directeurs afin qu'ils tissent des liens constructifs avec les promoteurs, tout en les considérant comme «des personnes qui ont fait le choix d'investir dans le secteur plutôt que de les considérer comme une source de problèmes et de tracasseries», indiquant que «l'accompagnement et le travail de proximité devront s'ériger en véritable réflexe».
Le message était lancé en direction des directeurs du tourisme mais également des agences de tourisme et de voyages, des hôteliers, du mouvement associatif et des bonnes volontés désirant contribuer au développement du secteur». Le ministre a également rappelé les missions régaliennes de contrôle et de suivi des agences de tourisme et de voyages auxquelles sont assignés les directeurs du tourisme. Après l'ouverture officielle de cette rencontre, les travaux des participants se sont déroulés à huis clos.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : D Mentouri
Source : www.letempsdz.com