
Quatre portraits de femmes algériennes ont été projetés hier matin au forum du quotidien El Moudjahid. Réalisés par Khaled Benaïssa et la journaliste Kenza Mehadji, dans le cadre de la célébration du cinquantenaire de l'indépendance, ces portraits mettent en valeur la place de la femme algérienne dans la société. L'assistance a vu le témoignage de la comédienne Sonia, de la monitrice de plongée sous-marine, Samia Balistro, de l'agricultrice Houaria Boudia et de Dalila Aberkane, éleveur de bétail. Sonia a évoqué sa carrière de comédienne, les thèmes qu'elle aborde dans ses pièces théâtrales. Elle a, en outre, qualifié de « grande réussite » la révolution algérienne et l'instauration de la démocratie dans notre pays. « On est sur la bonne voie », dit-elle. Son v'u le plus cher, « l'interdiction de la polygamie et la construction d'un théâtre dans tous les quartiers ». Houaria Boudia, elle, a quitté Oran, sa ville natale, pour s'installer à Biskra où, depuis une trentaine d'années, elle est agricultrice à la renommée établie. Plus question, pour elle, de quitter ses palmeraies, seul endroit, dit-elle, « où elle se sent vraiment comblée ». Samia Balistro a fait de la plongée sous-marine. Après plusieurs années d'apprentissage, elle deviendra monitrice. Ses efforts ont été couronnés par l'ouverture il y a vingt ans, d'une école d'apprentissage de la plongée sous-marine à Tipaza. Dalila Aberkane, elle, a décidé d'être éleveur, après avoir pris sa retraite de médecin. « J'ai choisi de retourner dans mon village natal où j'ai pu réaliser mon rêve : élever des vaches », dit-elle fièrement. C'est dire que ces quatre portraits, choisis parmi les cinquante réalisés à travers l'ensemble du territoire national, sont des exemples de réussite de la femme algérienne. Les réalisateurs ont souligné lors des débats qu'avant le tournage, ils avaient procédé à des repérages, parce que, ont-ils souligné, certaines femmes ne voulaient pas paraître à l'écran. Une fois la précision faite, les deux réalisateurs ont affirmé avoir eu la chance de rencontrer des personnes « extrêmement coopératives et généreuses », qui leur ont permis la réalisation d'une série de portraits sous l'intitulé « Cinquante ans, cinquante femmes ». Au sujet de la photo où apparaît une quinzaine de moudjahidate, le réalisateur précise : « En réalisant ce projet, notre objectif n'était pas de parler du passé mais du présent et de l'avenir ».
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Djamel O
Source : www.horizons-dz.com