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Cherchell : communication sur Juba II Tipaza : les autres articles



Cherchell : communication sur Juba II Tipaza : les autres articles
La jeune association locale, Marenostrum, continue à alterner ses actions entre la préservation du littoral et la protection des sites et monuments archéologiques et historiques.
C'est grâce au soutien du Centre national de recherche en archéologie (CNRA) dirigé par Farid Ighilahriz, que Marenostrum a pu organiser, vendredi dernier, une conférence intitulée «Le complexe palatial de Juba II à Cherchell», au niveau de la bibliothèque communale de la ville. Les palais du souverain de l'ex-capitale de Juba II ont été ressuscités grâce à l'utilisation des technologies sophistiquées. Des photos qui ont surpris l'assistance. Une salle comble, où nous avons pu relever la présence de très nombreux archéologues venus de tous les horizons, des chercheurs, des architectes, des étudiants et quelques citadins.
La présence de Philippe Leveau à Cherchell est un événement. Professeur émérite d'archéologie à l'université de Provence, chercheur au centre Camille Jullian 6573, agrégé d'histoire en 1963, il a débuté sa carrière universitaire à partir de 1966. Il avait soutenu sa thèse de doctorat d'Etat sur «Caesarea de Maurétanie» en 1979. Philippe Leveau est revenu 40 ans après dans la ville de Cherchell pour transmettre à la jeunesse de la ville son travail de réflexion qui n'avait pas été interprété en son temps. Le conférencier, âgé de 73 ans, suite aux résultats de ses nombreuses recherches, est venu communiquer des informations relatives à la création du royaume de Maurétanie et sa capitale, Caesarea. «Avant Carthage, Caesarea était la ville la plus importante», a-t-il dit. Il évoque les dates repères inhérentes à la création de la ville de Cherchell depuis le très lointain passé.
«Ville numide, la superficie de Cherchell s'élevait à 8 ha. Caesarea, créée par Juba, s'étalera par la suite sur un territoire de 370 ha, une superficie qui abritait des monuments, à l'image du phare, d'un îlot, les remparts, l'aqueduc, les galeries, tandis que les palais étaient érigés au niveau de l'esplanade centrale de Cherchell (place des Martyrs, ndlr), à proximité du site Marcadal et en amont de la ville, sur le site Ennabod», indique-t-il. Les palais à cette époque, selon l'orateur, se définissaient comme étant des résidences du souverain, des appartements privés avec des espaces de réception. Philippe Leveau avait pris des photos au niveau du site d'Ennabod.
Grâce à l'architecte Jean-Claude Goldvin, le palais d'Ennabod a été restitué à son architecture initiale à l'aide de logiciels. «Cela nous a permis d'obtenir une physionomie du palais un peu plus exacte», précise Philippe Leveau.
En raison de la présence envahissante des technologies dans les différents milieux, l'orateur précise que depuis 40 ans, l'archéologie a progressé. «Nous ne pouvons pas abolir le passé. Les projets de cartes archéologiques est possible sans forcément faire des fouilles». Philippe Leveau explique que c'est une question de volonté. «Que les responsables algériens en font la demande, et vous obtiendrez toute la restitution des sites et monuments de la ville de Cherchell. A présent, il suffit d'impliquer les techniques archéologiques et les données des fouilles pour obtenir des réponses», ajoute-t-il.
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