Ammour Bouhadjar, directeur adjoint du CDER (Centre de développement des énergies renouvelables), qui intervenait sur les ondes de la Chaîne III de la Radio nationale dont il était l'invité, estime à propos du gaz de schiste qu'il faut essayer de se préparer à l'extraire le moment venu.
Il rappelle que selon les déclarations du ministre de l'Energie, il y a de fortes chances que l'Algérie dispose de réserves assez appréciables, mais fait-il remarquer, il y a la nécessité de préserver cette réserve pour le futur et le volet environnement que l'on ne peut pas occulter. Il s'agit de techniques d'extraction assez récentes, fait-il observer. A propos du programme national de développement des énergies renouvelables, il faut, dit-il, s'assurer qu'il y a la ressource humaine suffisamment qualifiée et une expertise assez étendue pour pouvoir répondre à toute demande au fur et à mesure que le programme avance. Quand on parle de recherche, dit-il, on parle de maîtrise des technologies, maîtrise des process de conversion de l'énergie solaire, abondante, en des formes exploitables qui peuvent être consommées par le secteur économique ou le secteur domestique. Cette maîtrise est en train d'être faite, selon lui. Il rappelle que l'UDTS (Unité de développement de la technologie du silicium) travaille dans ce sens, c'est-à-dire la mise en place d'un système de conversion dans ses divers aspects. Il fait remarquer que des entreprises se sont lancées dans la production de capteurs photovoltaïques et qui ont le soutien du secteur de la recherche à l'image de l'UDTS qui apporte son soutien à Rouiba-Eclairage, une filiale de Sonelgaz qui fabrique des panneaux solaires. Les chercheurs maîtrisent tous les process de transformation et même de production des cellules qui sont l'élément de base dans la fabrication d'un panneau photovoltaïque. Il fait observer également que tout dépendra du marché et de ses capacités à absorber ce qui sera produit. M. Bouhadjar évoque la centrale photovoltaïque, de 1 mégawatt, que Sonelgaz va réaliser à Ghardaïa qui va être accompagnée par les chercheurs du Cder à toutes ses phases. Il y aura également, ajoute-t-il, une centrale thermique expérimentale (de 7 à 8 MW) à Bourkika (Tipaza). Il fait savoir que la réalisation de la ferme éolienne d'Adrar se fera bientôt et là aussi le Cder apportera sa contribution. Il est prévu également, ajoute-t-il, une centrale thermique de 150 MW à El Oued et une autre du côté de Saida, de 150 MW aussi, c'est-à-dire 300 MW à l'horizon 2015, précise-t-il. D'autres installations viendront graduellement, entre 2015 et 2020, en fonction de la maîtrise des process et de la réponse du marché . Concernant l'hydrogène, des équipes du Cder travaillent dans ce domaine, faisant remarquer qu'il s'agit d'un élément qui peut provenir de sources non polluantes et une fois utilisé, il se transforme en eau, ce qui est un grand avantage, souligne-t-il, pour la protection de l'environnement. Il fait état de l'étude de l'Agence internationale de l'énergie qui fixe à 2030 le début de la baisse de la production d'hydrocarbures. Il faut donc, dit-il, préparer cette échéance avec une reconversion en douceur et on a la chance d'avoir de l'énergie solaire.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Lakhdar A
Source : www.lnr-dz.com