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CABBA : Le problème financier se pose avec acuité



Au Chabab Ahly Bordj Bou Arréridj, comme dans la plupart des clubs de l'élite, le malaise financier est devenu quasi chronique. Ceci dit, évoquer le professionnalisme dans un championnat où certains dirigeants espèrent continuer à gérer les clubs uniquement par des promesses, est très significatif. Entre la volonté et l'engouement qu'a suscités l'avènement du professionnalisme et la réalité actuelle du terrain, il n'y a pas photo !
Ainsi et exception faite à trois ou quatre clubs structurés et où la gestion n'est pas un vain mot, dans les autres clubs, dits professionnels, c'est toujours la confusion. C'est le cas du CABBA, ce promu en Ligue 1, qui a énormément perdu de sa notoriété lors de cette dernière décennie.
Terminant la phase aller à la onzième place avec 18 points seulement, le Chabab ne pouvait certainement pas espérer mieux. D'ailleurs, le club se retrouve aujourd'hui confronté à de sérieux problèmes, qui pourraient lui coûter cher lors de la seconde manche du championnat. En effet, initialement prévue le mercredi 2 janvier, la reprise des entraînements n'a pas eu lieu car les joueurs ont décidé de boycotter le stage qui devait avoir lieu à Tipaza en raison du non paiement de leurs dûs. Toujours est-il que des amoureux du club, notamment les anciens joueurs et dirigeants, ont tenté de débloquer la situation en appelant à la sagesse, afin que les joueurs reprennent les entraînements au moins par un regroupement à Bordj pour ensuite se pencher sur leurs revendications financières.
Mais si certains ont été convaincus par le président Messaoudène, d'autres campent sur leur position et exigent du concret en ayant ras-le-bol des promesses. «Nous avons eu l'assurance du wali pour débloquer la situation», dira le PDG de la SSPA. «J'ai présenté aux joueurs des arguments solides quant au règlement de leur situation financière le plus tôt possible, mais au préalable nous allons revoir à la baisse leurs salaires, surtout ceux qui n'ont pas répondu aux attentes», poursuivra-t-il. Dans l'entourage du club, on estime que cette décision est raisonnable, car la masse salariale mensuelle revient à 2 milliards 200 millions de centimes, ce qui est énorme pour une équipe qui joue le maintien seulement.
Toujours est-il que cette nouvelle démarche n'a pas fait l'unanimité auprès des concernés, tel que l'attaquant Amine Belkheir qui a demandé sa lettre de libération. En tous les cas, et selon Messaoudène, tout devrait s'éclaircir aujourd'hui où un mini-stage de cinq jours sera programmé à Tipasa pour rattraper un tant soit peu le temps perdu. Pour sa part, l'entraîneur Aziz Abbès qui a été sur le point de jeter l'éponge, est semble-t-il revenu à de meilleurs sentiments, même s'il avoue que «l'équipe a perdu énormément de temps, ce qui pourrait influer sur son parcours durant la phase retour». En somme, les prochaines heures s'annoncent décisives pour le club des hauts plateaux de l'Est.
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