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Beautés variées



Beautés variées
C'est un jour de repos hebdomadaire et le soleil était au rendez-vous. Tout favorise un déplacement au Salon international de l'artisanat. Les familles qui se sont rendues à la foire ne sont pas revenues déçues.Il est à peine 10 h 30 mais les halls U et S ainsi que le chapiteau sont déjà envahis par des dizaines de personnes. Simple curiosité ou envie d'acheter ' L'affluence est appréciable et les participants paraissent ravis de cette présence. Au chapiteau réservé au tissage et aux objets décoratifs, des femmes tâtent, scrutent les produits exposés. Des gestes de raffinement, de savoir-faire et de doigté qui se répètent. Nacira Benchenouf, artisane en tapisserie, évoque son produit avec fierté. Il s'agit du tapis de Babar (Khenchela).Une véritable ?uvre d'art façonnée avec de la pure laine colorée à base de grenades et de noix. « L'art du tissage, je l'ai appris sur le tas. Depuis, avec l'aide de ma s?ur, nous confectionnons des tapis dont le poids varie entre 8 à 10 kilos. Sa légèreté, ses couleurs authentiques en font sa renommée », affirme-t-elle. Le prix (140 000 DA) n'a pas dissuadé les connaisseurs. Une relation amicale s'est même tissée avec ses clients. Mme Benchenouf a pourtant gros sur le c?ur. Elle a décroché le premier prix du concours national de l'artisanat en 2012 et 2013 mais se dit « trahie ». L'Anart lui a acheté deux tapis en 2014 à raison de 140 000 DA la pièce, mais jusqu'à aujourd'hui, elle n'a pas étét payée.Belles pièces d'ici et d'ailleursDans un autre stand, le tissage de Ghardaïa est valorisé. Des pièces (tapis, couvre-lit, châles...) que des mains expertes de femmes ont réalisées attirent les visiteurs. Céline, une Française, présente au salon, est subjuguée par l'artisanat algérien. « Depuis que je vis en Algérie, il y a six ans, je n'ai raté aucune édition de ce salon. A chaque fois j'achète des pièces notamment de la région de Ghardaïa », confie-t-elle.Les produits exposés et mis en vente sont fabriqués par des femmes au foyer que l'association féminine Montapis Nila vend avec une « légère marge bénéficiaire », tient à préciser Mme Mounira Chehma, sa présidente. Cette technicienne supérieure en bâtiment a délaissé sa carrière pour se lancer dans le tissage. « Les évènements vécus à Ghardaïa ont influé sur la commercialisation des produits artisanaux », dit-elle.La céramique, l'autre richesseRéda Essaheli de Tipaza s'est lancé dans la céramique d'art en mosaïque. Une véritable orfèvrerie de la pierre. Un coffre, des tabourets et une glace finement décorés montrent tout son savoir-faire.La Palestine, invité d'honneur de cette édition, est présente avec 14 exposants. Des produits fabriqués au c?ur de la Palestine témoignent de la soif de ce peuple à résister et vivre dignement.Ikhlas Sawalha Al Sholy, venue de Naplouse, propose du savon aux extraits d'herbes ou de fleurs. Elle montre l'image des femmes palestiniennes affairées à emballer le savon Siba.Le salon de l'artisanat reste une vitrine ouverte sur des produits artisanaux du terroir ayant résisté au temps et à l'oubli. Ils reviennent avec une touche de modernité mais sans perdre de leur authenticité.


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