Profession : artisan-trotter
Lors du Festival d?été d?Alger qui a eu lieu au mois d?août 2003, l?artiste venu d?Adrar, en l?occurrence Basoudi Lahcen (45 ans), un homme bleu de souche pure, avait sa magnifique kheïma en plein centre de la capitale, créant ainsi un événement. « D?après ce que m?ont raconté des personnes très cultivées, nous dit-il, c?est la première fois qu?une kheïma est érigée à Alger-Centre depuis l?époque byzantine », conclut-il. Cet animateur en arts traditionnels fréquente le complexe CET de Tipaza depuis 1994. Il installait sa kheïma sur la pelouse, il créait l?ambiance du sud du pays, d?un thé maison. La kheïma est décorée grâce aux multiples objets traditionnels. Sur le pont d?avignon En dépit de ces moments tragiques vécus par les citoyens pendant la décennie 1990, Basoudi Lahcen, à sa façon, faisait de la résistance. La solitude de cet Algérien venu du grand désert ne l?a jamais effrayé. Quand cet artiste expose son Babor El Fakroun, c?est le déclic et la méditation à la fois. Il s?agit d?une ?uvre d?art traditionnel, très recherchée, qui sert à préparer le thé. Cet objet rarissime est en cuivre. Chez nos voisins marocains, pour les touristes, c?est une véritable attraction, d?autant plus que ce Babor El Fakroun précieusement gardé et préservé par Basoudi Lahcen, date de plus de deux siècles. L?artiste a été invité en 1993 pour la première fois au Festival d?Avignon (France). Il n?a trouvé à offrir aux Européens, qu?une simple kheïma du bled, superbement décorée dans le style du Sud algérien, transformée en cette circonstance en un salon de thé. Un stand naturel qui a connu un immense succès. Basoudi Lahcen a participé à toutes les manifestations culturelles organisées dans le Sud. Ces opportunités lui ont permis de côtoyer les jeunes du désert algérien. Il a fait des démonstrations. Il a toujours essayé de les inciter à promouvoir les traditions et coutumes du Sud, une richesse culturelle variée qui génère des ressources, si elle est réellement prise en charge. L?ambition de cette animateur en arts plastiques se limite aujourd?hui à la création d?un village nomade. Ce village sera composé de trois kheïmas, une sorte de tente de 10 m de long et de 6 m de large. A l?intérieur de chacune d?elle, il expose des objets des trois régions de la wilaya d?Adrar. Son projet est déjà ficelé. L?artiste attend un signe de la part d?un responsable où d?une autorité, pour concrétiser son projet et arriver enfin à mettre en valeur les ?uvres d?arts du Touat, de Gourara et de Tidihelt. L?artiste se trouve actuellement à Tipaza. C?est un mordu de Tipaza.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : M?hamed Houaoura
Source : www.elwatan.com