Les pharmaciens d'officine de la Wilaya de Tipaza (à l'ouest d'Alger) ont déposé un préavis pour le 13 octobre prochain pour protester contre le « non respect par la direction de la santé de la réglementation en vigueur dans l'attribution d'autorisation d'installation de nouvelles pharmacies ». Il s'agit du numerus clausus qui prévoit une pharmacie pour 5000 habitants et de la distance réglementaire de 200 mètres entre deux pharmacies. Ils pourraient être rejoints par des pharmaciens d'officine d'autres wilayas.
Pour les pharmaciens d'officines, la direction de la santé fait une « interprétation » abusive d'une circulaire destinées à favoriser les zones enclavées. Cette circulaire, affirment les pharmaciens, «n'est respectés ni dans l'esprit ni dans la lettre ». Pour les pharmaciens l'objectif évident de la circulaire n'est de contourner le « numerus clausus par l'ouverture de postes mais bien la couverture des besoins en matière de santé de certaines populations, revêtant ainsi un caractère exceptionnel ». Outre la dénonciation du « mépris affiché » par le Directeur de la santé à l'égard de leurs protestations, les pharmaciens motivent leur préavis de grève par l'absence de suite donnée par le Wali à une plainte qu'ils lui ont adressée le 18 septembre dernier. Les pharmaciens qui sont membres du SNAPO réclament la cessation immédiate de « la délivrance de toute nouvelle autorisation et transfert jusqu'à la réactivation de la commission mixte » et le gel de « toutes les décisions d'installation d'ouverture et de transferts émises en 2011 en dehors de la commission mixte SNAPO-Ordre-DSP ». Ils exigent également le « retrait conservatoire de l'agrément de tous les pharmaciens en exercice illégal » et la « réactivation effective de la commission dans toutes ses attributions ».
La loi contournée
Les pharmaciens d'officine de Tipaza réclament qu'une enquête soit diligentée « afin de connaitre les raisons de cette agression caractérisée contre la profession, véritable action de sabotage qui aboutira au cours terme à la destruction de la profession et à plus ou moins long terme à des nuisances sur la santé du citoyen et sur l'économie du pays ». La question du respect du numérus clausus et de la distance entre les pharmacies se pose également dans la Wilaya d'Oum El Bouaghi où la section de wilaya du Snapo compte déposer un préavis de grève. « Les textes destinés en théorie a pourvoir les zones enclavées sont devenus une sorte d'instrument régalien entre les mains des responsables pour contourner les règles » estime un spécialiste en relevant que même « à l'intérieur des villes, ils finissent pas découvrir des zones prétendument enclavées à couvrir' ». Selon lui, dans certaines wilayas on a fait sauter le garde-fou que constitue la présence du SNAPO dans les commissions.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Kahina El Hadj
Source : www.maghrebemergent.info