Tindouf - A la une

Un thé (à la menthe) au SaharaPoint Zéro : les autres articles



Un thé (à la menthe) au SaharaPoint Zéro : les autres articles
C'était le 1er novembre, jour férié, presque personne dans les rues ni de Bouteflika quelque part dehors. Il n'y avait même, hier, aucune mesure de sécurité particulière autour de l'ambassade du Maroc à Alger, pas plus que d'attroupement visible, la population, Chnawa du Mouloudia y compris, a été pour une fois en harmonie avec ses dirigeants, refusant de répondre à la provocation marocaine. Mais en se penchant sur cette vieille inimitié entre ces deux pays en panne qui convoquent régulièrement leurs foules et journalistes pour s'insulter, quelques ironies de la situation sont apparues. D'abord, c'est un grand désert, le Sahara occidental, qui a réussi à fermer une frontière historique multimillénaire entre le Maroc et l'Algérie, deux terres fortement urbanisées, brassées et mixées.Ensuite, si l'on s'en tient à la dernière chronologie, c'est Tayeb Louh à Abuja qui a déclenché la colère des Marocains, revendiquant liberté d'expression et droit à des manifestations pacifiques au Sahara occidental, comme si en Algérie ou au Maroc, ces droits étaient respectés. Ensuite encore, c'est, selon les autorités du royaume, un jeune Marocain émigré en Italie du nom de Hamid Na3na3 (Hamid la menthe) qui aurait arraché le drapeau algérien du toit de l'ambassade à Rabat, ce qui est soit une grosse blague alaouite, soit une affaire de psychiatrie identitaire. Enfin, vu le nombre anormal de dirigeants algériens nés au Maroc ou même Marocains, on peut se demander pourquoi la guerre froide est si froide. Mais bref, le Maroc a officiellement demandé des excuses, on devrait passer sur cet incident et prendre un thé au Sahara, en terrain neutre. Problème, le thé vient de Chine, le Sahara est occidental et pas une dune n'est neutre dans le désert, d'El Ayoun à Tindouf en passant par Kidal et Agadez. Ok, un café. Sur facebook. Mais faites vite, les guerres n'arrangent que les vendeurs d'armes.
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)