Le président de la République islamique de Mauritanie vient de clore une visite en Algérie, riche en activités et en résultats. Hier encore, avant de regagner son pays, Mohamed Ould Cheikh El-Ghazouani, a eu toute la latitude de visiter la zone industrielle et pétrochimique de la capitale de l'Ouest. D'autres installations et sites ont également fait l'objet de la visite du président mauritanien à Oran, accompagné d'une forte délégation de ministres de son pays. C'est dire tout l'intérêt que semble accorder la Mauritanie quant au développement des perspectives d'échanges et partenariats avec l'Algérie. Auparavant à Alger, les discussions bilatérales entre les deux présidents,ont porté sur des questions stratégiques.L'axe routier Tindouf-Zouiret figure en pôle position à l'issue de ce rapprochement stratégique entre les deux pays maghrébins. D'ailleurs, l'insistance sur la nécessité de réaliser dans les meilleurs délais cet axe routier, cache mal cette volonté des deux pays de protéger et de fructifier leurs échanges commerciaux et économiques. D'aucuns ont en mémoire le triste crime d'Etat et le lâche attentat qui a coûté la vie à d'innocentes victimes algériennes. Le message du Makhzen a été, on ne peut plus clair quant aux visées réelles du régime royal et son acolyte sioniste, d'attenter à la dynamique commerciale et des échanges économiques entre l'Algérie et la Mauritanie. Le Maroc semble avoir, depuis longtemps choisi la voie qui lui sied, s'entêtant dans une logique belliqueuse. Partant de ces faits tangibles, les contours d'un nouvel ordre maghrébin arabe semblent se dessiner clairement, loin des pesanteurs et velléités du Makhzen. Avec cette visite du président d'un pays frère, les plus hautes instances des deux pays, dont Abdelmadjid Tebboune, veulent clore l'année en apothéose et annoncer des lendemains meilleurs pour 2022.. En tout cas, tout semble plaider en faveur d'un Néo-Maghreb rénové et assaini radicalement de ses résidus néfastes et encombrants. La démarche du président de la République en direction des différents pays du contour maghrébin, confortent cette nouvelle vision des choses. Pour rappel, il convient de passer en revue les différentes démarches présidentielles en direction de plusieurs pays du Maghreb.
La récente visite d'Etat de Tebboune en Tunisie, et les aides substantielles concédées à son égard, la visite fructueuse et prometteuse du président mauritanien en Algérie, sans compter le rapprochement subséquent avec l'Egypte, l'une des plus grandes puissances économiques en Afrique pourraientt cristalliser cette option stratégique. Sans compter le Sahara occidental qui doit être englobé dans l'agenda géostratégique du Grand Maghreb. Cela, en attendant que se tasse le bourbier politique libyen. Là aussi, l'Algérie déploie des efforts considérables, afin de dénouer la crise qui couve, soutenue par des parties et des calculs étrangers.
L'année 2021 a été celle qui a sonné le glas de la présence française, de plus en plus, contestée dans le continent, l'Afrique parait disposée à franchir le pas. Ce faisant, il n'est pas dit que la force économique à construire, doit être le seul apanage des pays du Maghreb. L'union des pays arabes du Grand Maghreb pourrait jouir d'un élargissement de son cercle aux autres pays africains limitrophes, dont le Mali et le Niger, dans un premier temps. L'intensification et la diversification des échanges par l'Algérie en direction de ces pays, illustrent un choix stratégique qui reste à consolider dans un cadre plus élargi. ? ce rythme, le Néo-Maghreb relooké et allégé gagnerait à devenir une force économique et politique incontournable pour l'Europe et les pays arabes. Et ce sera tant pis pour le Maroc qui a choisi la carte des troubles fête.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Mohamed OUANEZAR
Source : www.lexpressiondz.com