
Benflis s'est rendu, hier, à Médéa. Il a fait savoir à l'assistance qu'il est détenteur d'un projet ambitieux visant à « prendre en charge toutes les questions posées par les courant islamistes, nationaliste ou démocrate ». Il se dit contre « l'exclusion ». « Je refuse un Etat dictateur, pharaonique. Je suis partant pour une constitution consensuelle consacrant la pleine citoyenneté et le droit à l'alternance au pouvoir », a-t-il souligné. Benflis a qualifié de « honteux » le fait que de haut responsables incitent au régionalisme et insultent le peuple gratuitement. Il a déclaré que l'Algérie doit se mettre au diapason des pays développés, car actuellement « elle figure en haut de liste en termes de corruption ». Le candidat a qualifié de « pratiques mafieuses les coups de force que subissent certains partis politiques hostiles au pouvoir », en promettant « une vie politique plus saine et plus ouverte à l'opposition véritable ». En outre, l'ancien chef de gouvernement a promis d'élargir les prérogatives de la Cour des comptes de façon à lui permettre de demander des comptes même au président de la République ainsi qu'à toutes les institutions de l'Etat. Benflis a, par ailleurs, promis, lundi dernier, lors de ces meetings à Bechar et à Tindouf, un partage « équitable des postes de responsabilités » au profit également des populations du Sud. « Le sud est oublié, marginalisé. Je promets devant vous une meilleure prise en charge des préoccupations des wilayas du Sud et une distribution loyale des richesses de cette région », s'est-il engagé au cours de ces deux rassemblements animés tard dans la nuit. Benflis a affirmé qu'il a pour souci de « permettre au grand Sud d'arracher son droit de représentation en termes de responsabilités nationales et locales ». Et par ricochet « mettre fin aux disparités et aux différences régionales et rétablir ainsi la confiance entre les citoyens et le gouvernement ». Il a expliqué que la culture de l'Etat est avant tout un respect du peuple et de l'opposition. « Les hauts responsables de l'Etat doivent s'inspirer également de cette culture en refusant la fraude et en luttant contre la corruption », dira-t-il. Sur ce point, il a appelé à l'établissement d'un contrat national contre la corruption. Benflis s'est aussi engagé « à trouver une solution politique à la question sahraouie » selon les résolutions des Nations unies consacrant le droit à l'autodétermination. Au peuple sahraoui, il déclare : « On vous a soutenus depuis l'indépendance. Le Polisario doit retrouver sa souveraineté entière », a-t-il soutenu
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : K A K
Source : www.horizons-dz.com