
«Le phénomène des cours particuliers ne touche pas seulement les élèves des classes d'examen. Il a fini par se généraliser à tous les niveaux».Un constat qui inquiète au plus au point le ministère de l'Education nationale qui vient de lancer une opération de sensibilisation à l'intention de toutes les parties prenantes. C'est en vidéoconférence que le ministère a ouvert les débats avec l'ensemble des directions de wilaya (25 wilayas ont été programmées dimanche, et le reste, dont faisait partie celle de Tindouf, ce lundi), autour d'une circulaire, en date du 30 octobre 2013, signée conjointement par les directeurs du fondamental et du secondaire. Si le principe du recours à des cours particuliers de la part des élèves en difficulté est, en soi, reconnu «puisque même le ministère de l'Education consacre à cela un cadre approprié», souligne la circulaire, ce qui inquiète le plus est le fait d'inciter les élèves à s'inscrire à des cours qui ne répondent pas aux normes. «Ce qui, ajoute la circulaire, entraîne des effets négatifs sur l'élève, l'enseignant, l'école et la famille».
Pour cela, la circulaire préconise la mise en place de mesures visant à préserver la crédibilité du système éducatif et la déontologie de l'enseignement et à pérenniser sa gratuité et l'égalité des chances pour tous. Lors de la vidéoconférence à laquelle ont pris part les inspecteurs, les directeurs des établissements, les représentants des parents d'élèves et des syndicats, divers aspects relatifs à ce phénomène ont été soulevés.
«C'est une opération de sensibilisation lancée par le ministère, qui a permis d'ouvrir ce dossier très important pour les élèves, les parents, les enseignants et tous les partenaires sociaux dans le but d'étudier la situation et de trouver des stratégies à même d'améliorer le niveau de l'élève sans qu'il se voit contraint à recourir à ces cours qui relèvent du mercantilisme», a expliqué le D.E. lors d'un point de presse. Interrogé sur de possibles mesures coercitives contre les enseignants qui s'adonnent à cette pratique, il dira : «Pour l'instant, c'est surtout de la sensibilisation en attendant les nouvelles instructions». Au niveau du ministère, on préfère ne pas être obligé à prendre de telles mesures.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Milagh Mankour
Source : www.elwatan.com