
Alors qu'on était encore à quelques jours de l'Aïd, ce vendredi, les étals des différents commerces (alimentation, fruits et légumes) ont commencé à se vider.La crainte des «pénuries» qu'occasionnent les fermetures de ces commerces durant l'Aïd, a poussé les citoyens à prendre les devants en s'approvisionnant à outrance. «Depuis jeudi, mes ventes ont grimpé en flèche, j'ai écoulé en 2 jours l'équivalent de presque une semaine de marchandise», reconnaît un épicier. Chez un autre, les deux grands présentoirs-frigo, habituellement bourrés, étaient, le soir du vendredi, presque vides. Toutes les sortes de boissons : eau minérale, limonade, jus ainsi que le lait et ses dérivés ont été liquidées. «Il ne me reste que de la bière sans alcool», ironise ce dernier. Au marché des fruits et légumes, le rush a débuté le mercredi, jour de l'arrivée des approvisionneurs venant des wilayas du Nord du pays. Non seulement les étals étaient à moitié vides ou proposant des produits de qualité douteuse mais une partie des vendeurs habituels avaient déjà plié bagages.
«La marchandise n'est pas arrivée en quantité parce que peu de fournisseurs sont venus», explique un des marchands en précisant que certains clients ont acheté plus que d'habitude : «C'est toujours comme ça à l'approche de l'Aïd». Si, dans les autres régions du pays, ce phénomène apparaît la veille du jour «J», à Tindouf, cela commence à se ressentir bien plus tôt. L'éloignement, qui nécessite au minimum 3 jours de route (aller et retour), fait que les ravitailleurs évitent de se déplacer durant la semaine précédant la fête. Ce qui se répercute négativement sur le marché local qui devrait attendre encore 2 ou 3 autres jours après l'Aïd pour se stabiliser.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Milagh Mankour
Source : www.elwatan.com