
Les eurodéputés qui ont, également, dénoncé « la détérioration des droits de l 'Homme » au Sahara Occidental, ont exigé que les organisations civiles et les journalistes étrangers puissent entrer librement dans l 'ancienne colonie espagnole. Il y aurait, selon l 'ONG, Arso (pro-sahraouie), 56 prisonniers politiques sahraouis dont 23 sont incarcérés à Salé, en attente d 'être jugés par un tribunal militaire pour leur implication dans les événements de Gdeim Izik.Ce camp de protestation pacifique, monté aux abords d 'Al Ayoune, avait été pris d 'assaut, en novembre 2010, par les forces de sécurité marocaines. Pour Rabat, les 23 présumés organisateurs de camp de toile, emprisonnés à Salé, sont des « Marocains ». Certains d 'entre eux sont accusés par la justice militaire marocaine d 'être impliqués dans l 'assassinat de 11 agents des forces de l 'ordre durant la prise d 'assaut de ce camp de toile. D 'autres, d 'avoir porté atteinte à la souveraineté du Royaume. La motion du Parlement européen avait été parrainée par 96 eurodéputés, à l 'occasion du débat autour du rapport annuel à Strasbourg sur les droits de l 'Homme. Si le Front Polisario avait accueilli avec beaucoup de satisfaction cette motion, c 'est loin d 'être le cas pour les autorités marocaines qui ont « regretté » que la résolution ne fasse pas écho aux prétendues « violations des droits de l 'Homme » dans les camps de réfugiés de Tindouf. En plus de cette résolution, le Maroc n 'a pas gardé un bon souvenir de la visite effectuée, en septembre dernier, au Sahara Occidental, par le représentant de l 'ONU, Juan Méndez. Cette visite avait eu lieu, pourtant, à l 'invitation du Gouvernement marocain. Or, sitôt rentré à New York, M. Méndez fit état d '« une tendance au recours systématique à la torture et aux interrogatoires, chaque fois qu 'il est question de sécurité nationale », même si, à son avis, « il est difficile de vérifier si ces méthodes sont généralisées ou systématiques », l 'administration marocaine étant bien rodée dans l 'art de dissimuler ces pratiques. La même déception fut enregistrée, en octobre à Rabat, avec la visite que le représentant personnel du SG de l 'ONU pour le Sahara Occidental, Christopher Ross, avait effectuée dans la région et, pour la première fois, dans les territoires sahraouis sous occupation marocaine. A Al Ayoune, le diplomate américain avait pu s 'entretenir avec les indépendantistes sahraouis. Or, cinq mois auparavant, le Palais royal lui avait retiré sa confiance. Rabat avait demandé son départ en raison de son « inclination » vers les thèses du Front Polisario sur la question du Sahara Occidental. C 'est, toutefois, la récente adoption par le Parlement suédois d 'une résolution demandant au Gouvernement de Stockholm de reconnaître la RASD qui a suscité le plus grand malaise à Rabat. Les parlementaires suédois avaient invité les autres Gouvernements de l 'Union européenne de suivre la même voie. Actuellement, des groupes des amis de la cause sahraouie 'uvrent à l 'adoption de la même résolution suédoise par les Parlements irlandais, danois et norvégien. Ce sont autant de succès diplomatiques pour le Front Polisario dont le leader, Mohamed Abdelaziz, espère qu 'un jour l 'ONU accordera à la RASD le même statut que celui accordé à la Palestine aux Nations unies, en novembre 2012.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : N A
Source : www.horizons-dz.com