Tindouf - A la une

Rassemblement ce matin devant l'APN



Rassemblement ce matin devant l'APN
? Prévu initialement le 29 novembre, le rassemblement de l'Intersyndicale autonome de la fonction publique se tiendra ce matin à 10h devant l'Assemblée populaire nationale.«Nous y serons quelles que soient les conditions», faisant allusion à une éventuelle interdiction musclée, ont annoncé les responsables des organisations membres de l'Intersyndicale (une quinzaine de syndicats), hier au cours d'un point de presse organisé au siège de l'UNPEF (Education nationale).Pour eux, c'est l'avenir des travailleurs qui se joue dans ce bras de fer entamé depuis deux mois contre la «suppression de la retraite proportionnelle et la retraite sans condition d'âge», et pour réclamer «l'implication des syndicats indépendants dans la préparation du nouveau projet de loi du travail» et des mesures pour «la protection du pouvoir d'achat de tous les travailleurs et les employés, en particulier ceux aux faibles revenus». Au 4e round de la série de grèves entamées depuis octobre dernier, est venue s'ajouter le vote par la majorité parlementaire (FLN et RND) de mesures jugées «antisociales» et aux «conséquences négatives» contenues dans la loi de finances 2017.«Je conseille au gouvernement de reculer (sur ces mesures, ndlr) aujourd'hui que de devoir le faire en 2017 devant une explosion sociale», affirme Idir Achour (CLA - Education). «Il vaut mieux négocier avec des organisations syndicales qu'avec la rue», a-t-il ajouté lors du point de presse.Pour Lyes Merabet (SNPSP-Santé publique), «c'est la création d'emplois qui finance la Caisse de retraite et non pas la suppression de la retraite anticipée». «Notre conviction est que la solution choisie (suppression de la retraite anticipée) ne règlera jamais l'équilibre des caisses sociales, et seule une politique économique créatrice d'emplois, qui signifie plus de cotisations, peut venir à bout de ce problème».Le coordinateur national du SNAPEST (éducation), Meziane Meriane, estime pour sa part que «si nous avions une Assemblée populaire nationale légale, on n'en serait pas dans cette situation». Pour lui, c'est la loi électorale qui a permis cette situation, rappelant que les deux partis de la majorité parlementaire (FLN+RND) «n'ont pas atteint deux millions de voix sur les quatorze millions d'électeurs».Abordant la question du rassemblement de ce matin, le président du bureau national de l'UNPEF (Education), Saddek Dziri, estime que le nombre des participants importe peu, et que le plus important est le message à transmettre aux députés de l'APN. «Quelques participants pour représenter chaque wilaya, c'est assez symbolique de l'engagement des syndicalistes qui, pour certains, auront effectué des centaines de kilomètres voire des milliers de kilomètres pour ceux qui viendront de Tindouf et d'autres wilayas du sud du pays». M. Dziri réclame que soient autorisés les rassemblements comme «espace d'expression» qui «pourraient être une alternative aux grèves», a-t-il ajouté.De son côté, le représentant du syndicat des fonctionnaires de Sonelgaz dit regretter que «dans le monde entier, les gouvernements cherchent des solutions économiques sérieuses à leurs problèmes, sauf en Algérie».
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