Tindouf - A la une

Musée sahraoui Sauvegarder la mémoire collective



Comme bon nombre d'institutions sahraouies, le Musée national de la résistance se trouve dans le camp des réfugiés sahraouis de Tindouf (à Rabouni plus précisément).
Réparti en plusieurs salles, le musée a pour objectif premier «la sauvegarde de la mémoire collective sahraouie en retraçant les grands moments de la guerre de l'indépendance», selon son directeur, Mohamed Ali Ourida Mohamed. Dans la cour principale du musée, du matériel militaire dont des tanks, des transporteurs de troupes, des canons à longue portée et des véhicules militaires légers «récupérés chez l'ennemi», témoignent de la férocité des combats entre le Polisario et les FAR. La première aile jouxtant l'entrée principale, une spacieuse pièce, est dédiée au chemin parcourue depuis sa proclamation de la RASD. Un gigantesque tableau remémore les premiers Etats l'ayant reconnue depuis 1976. Des photographies en noir et blanc retracent également «les moments les plus durs des révolutionnaires sahraouis». La fameuse Land Rover et le dromadaire sont omniprésents. L'hymne national sahraoui et toutes les chansons révolutionnaires sont aussi fièrement transcrits sur des écriteaux. Les héros sahraouis ont également leur place dans le musée puisqu'on y retrouve des photographies du fondateur de la RASD, de ses compagnons et de tous ceux et celles ayant gravé leurs noms en lettres d'or dans l'Histoire d'un peuple «qui aspire toujours à son indépendance». A l'intérieur, soigneusement sauvegardés, des documents officiels au sigle du royaume du Maroc et signés par «Sa Majesté Hassan II»' pour la plupart, des «ordres de mission, des plans de batailles et aussi des plans de restructuration des armées» ' sont présentés comme «des preuves formelles des revers subis par les FAR durant le conflit» puisque «récupérés lors des différentes offensives», nous explique notre guide. En sillonnant le musée, nous ne pouvons que remarquer la présence de dizaines de «cartes d'identités militaires» de simples soldats ou d'officiers marocains et mauritaniens «capturés ou tués». Une autre aile est réservée au «butin de guerre». Il s'agit entre autres du matériel de transmission, de canons à petite portée, des fusils d'assaut et aussi des casques de pilotes de l'Armée de l'air royale marocaine. Une maquette du mur de la «honte» est aussi présentée aux visiteurs. Quant aux mines, elles occupent une bonne partie de la pièce. «C'est encore un de nos maux. Les mines ' tous genres confondus ' continuent, à ce jour, à faire des victimes au Sahara occidental, l'un des territoires les plus minés de la Planète», a regretté Mohamed Ali Ourida Mohamed.
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