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« Le recours aux armes n'est pas à exclure » Mohamed Abdelaziz, président de la RASD



« Le recours aux armes n'est pas à exclure » Mohamed Abdelaziz, président de la RASD
Mohamed Abdelaziz, SG du Front Polisario et président de la RASD, a affirmé, samedi dernier, que le processus de la lutte « pacifique » menée par le peuple sahraoui pour son indépendance s'éclaircira à l'issue des deux prochains rendez-vous qualifiés d'« importants ». S'exprimant au terme d'une visite de la délégation de jeunes Algériens établis en France, effectuée le week-end dernier, dans les camps de réfugiés sahraouis à Tindouf, le président de la RASD cite, en premier lieu, la visite, annoncée dans les tout prochains jours, de l'envoyé spécial du SG de l'ONU, Christopher Ross, dans les territoires sahraouis libérés et les territoires occupés par le Maroc. « L'envoyé de l'ONU rendra, fin avril prochain, un rapport détaillé de la situation au Conseil de sécurité de l'organisation onusienne, a ajouté Mohamed Abdelaziz, qui souligne : « ces deux rendez-vous seront déterminants quant à l'avenir de la Mission des Nations unies pour l'organisation d'un référendum au Sahara occidental » (Minurso). Il ajoutera que « nous continuerons la lutte pacifique pour recouvrer notre indépendance et, si nécessaire, nous renouerons avec la lutte armée pour affronter l'occupation marocaine dans nos territoires ». Pour lui, le Maroc s'entête encore dans la transgression du droit international en soutenant qu'« il (le Maroc) est dans l'illégalité et poursuit l'oppression contre le peuple sahraoui, en violation de toutes les résolutions de l'ONU et de l'UA, favorables à l'organisation d'un référendum d'autodétermination de notre peuple ». Pour illustrer la répression marocaine, il note la condamnation récente de 24 prisonniers politiques sahraouis par le tribunal militaire de Rabat. Des peines allant de 20 ans de prison à la perpétuité ont été prononcées, précise-t-il. Au plan régional, le président sahraoui admet que le projet du Maghreb uni ne peut se concrétiser sans une solution au conflit sahraoui et que « le Maroc constitue le principal obstacle pour la concrétisation du projet ». Invité à se prononcer sur le combat sahraoui dans ce « nouveau » contexte de « printemps arabe », le président sahraoui a affirmé que « si ces révolutions ont comme finalité la dignité des peules, nous, les Sahraouis, avions été les premiers à le faire il y a 40 ans. Maintenant, s'il y a d'autres objectifs visés par ces révolutions, le combat du peuple du Sahara occidental restera le même ».
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