Dans sa plateforme de revendications, la CNSEL énumère une série de doléances que les autorités n'ont pas prises en charge depuis l'installation de cette structure.
Le bras de fer est à nouveau engagé entre la Commission nationale de surveillance des élections (CNSEL) et le ministère de l'Intérieur. Ayant déjà observé une grève de trois jours début mars, la CNSEL est revenue à la charge, depuis lundi dernier, en suspendant ses activités pendant 24 heures pour protester contre la non-prise en charge de ses revendications. Ses membres ne décolèrent pas. Réunis hier à Alger, ils ont décidé de reconduire leur action pour 48 heures supplémentaires. «La décision a été votée à l'unanimité», affirme un membre de la commission, contacté par nos soins. «La rencontre entre le ministre de l'Intérieur et la délégation de la CNSEL qui s'est tenue hier soir (lundi, ndlr) n'a abouti à rien. Daho Ould Kablia a rejeté en bloc les revendications de la commission en précisant que cela le dépassait», explique la même source.
Devant cette situation, les membres de cette structure ont décidé de s'adresser directement à la présidence de la République. «Les membres de la commission se sont mis d'accord pour adresser une lettre au président de la république pour solliciter son intervention, d'autant plus que le ministre de l'intérieur est incapable de prendre une décision», ajoute la même source.
Dans sa plateforme de revendications, la CNSEL énumère une série de doléances que les autorités n'ont pas prises en charge depuis l'installation de cette structure. Elle cite, en premier lieu, le silence des autorités par rapport à un certain nombre de demandes ou de recours que la commission a introduits. La commission accuse les autorités de faire la sourde oreille à propos d'une demande d'explications à propos des inscriptions sur le fichier électoral en dehors des délais réglementaires et dans l'irrespect des dispositions légales et réglementaires. Elle fait allusion, dans ce sens, à l'affaire des militaires inscrits en nombre dans la wilaya de Tindouf.
Les membres de la CNSEL se plaignent également de la non-acceptation de ses doléances relatives à la facilitation d'obtention des documents administratifs et juridiques pour les candidats aux élections du 10 mai prochain ainsi qu'à l'allégement des dossiers de candidature, notamment la présentation de photographie sur CD et la validation du sursis comme document justifiant la position vis-à-vis du service national.
En outre, la commission que préside Mohamed Seddiki conteste la non-satisfaction de sa demande d'une logistique adéquate. De plus, la CNSEL insiste sur sa demande d'un bulletin de vote unique que le gouvernement ne semble pas prêt d'accepter. Par ailleurs, elle exige des explications sur les modalités d'application de l'article 3 de la loi organique du régime électoral relatif au classement des candidatures féminines sur les listes. Cette demande est également restée lettre morte.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Madjid Makedhi
Source : www.elwatan.com