
Le groupe Sonelgaz s'est lancé ces derniers mois dans la réalisation d'un parc éolien avec pour objectif de permettre à 80% de la population rurale de disposer de l'électricité à l'horizon 2016 et d'engranger un excèdent de 10 000 mégawatts destinés à être exportés vers l'Europe, principalement vers l'Italie.En termes d'électrification des zones rurales en Algérie, Sonelgaz répond aux préoccupations de l'Agence internationale de l'énergie (AIE). Celle-ci a révélé que 1,3 milliard de personnes, dont 84% dans les zones rurales, vivent encore sans électricité dans le monde. La même source a précisé que cette situation concerne à 95% le continent africain, alors que se confirme la nécessité de l'électrification pour améliorer l'accès des populations aux services sociaux (santé, éducation, etc.) et pour le développement d'activités génératrices de revenus pour les populations isolées. Noureddine Boutarfa, le PDG du groupe Sonelgaz avec ses 39 filiales, a souligné que classé le plus élevé d'Afrique du Nord, le potentiel solaire et éolien algérien est consolidé par l'exploitation de 50 barrages. Le même responsable a insisté sur la nécessité d'investir, d'ici à 2020, dans la réalisation de 60 centrales de production de mégawats (MW) comme celle de Draouche dans le wilaya de Tarf à l'extrême est du pays. Il a également affirmé que l'Algérie est en mesure de produire un excédent d'énergie de 10 000 MW exportable vers l'Europe. Dans ce contexte favorable à la reconnaissance des enjeux énergétiques, son groupe a lancé des actions pour l'électrification des zones rurales. C'est pourquoi, a révélé ce même responsable fin novembre écoulé, que l'année 2015 sera, certainement, celle de l'achèvement des chantiers en cours, de la poursuite de ceux déjà existants et le lancement d'autres projets dans différentes régions du pays. Dans le lot, figure le parc éolien de 150 mégawatts. Appelé à être réalisé à l'horizon 2016, il représente l'équivalent de 15% de l'électricité consommée dans le sud du pays. Ce nouvel acquis constitue un pas important dans la réalisation du programme d'électrification nationale. A son achèvement, il portera le taux d'électrification rurale à 80%. Il a été annoncé parmi les grands projets lancés en 2015 dans le cadre de la mise en ?uvre du Plan national de développement (PND) 2015/2020. Pour rappel, ce dernier comporte, entre autres, la réalisation de la liaison par train express Oran-Tindouf et la réhabilitation de plus de 3 000 km de voie ferroviaire pour lesquels le Trésor public a engagé 20 milliards de dollars. Il comporte aussi le parc industriel national qui dotera l'Algérie de hangars aux standards internationaux destinés à accueillir sur son sol les entreprises étrangères désireuses y délocaliser leurs activités. Selon nos sources, la matérialisation du projet parc éolien réaffirme l'ambition et la volonté des pouvoirs publics de prendre rapidement en charge la question énergétique. La centrale éolienne est, ainsi, à mettre dans le bouquet des projets du PND initiés dans le cadre de la politique nationale en matière d'énergies renouvelables. «Innovant, le projet s'appuie sur la proximité d'un réseau de transport de l'électricité, une adhésion des populations et le recrutement d'une équipe locale renforcée par une équipe experte pour l'entretien et la maintenance», ont précisé des responsables au ministère de l'Industrie. Le parc en question contribuera à l'atteinte de l'objectif d'électrification rurale de 80% que s'est fixé d'atteindre le gouvernement à fin 2016 à travers son programme d'électrification rurale. Au-delà de l'éclairage, ce dernier se fixe comme objectif de développer les terroirs et veiller à l'équilibre dans l'électrification des localités. Ce que confirme du reste le premier responsable de l'électricité et du gaz en Algérie. Interrogé, le PDG du groupe Sonelgaz a souligné l'importance des potentialités nationales en termes de production des énergies renouvelables (ENR). Noureddine Boutarfa devait s'attarder sur la problématique énergétique applicable plus en amont des projets. Il a aussi abordé la question des enjeux que représentent les énergies renouvelables qui, dans notre pays, doivent atteindre 40% de taux de pénétration à l'horizon 2030. «Nous avons l'ambition de faire de la Sonelgaz un groupe industriel de référence du secteur de l'énergie du Bassin méditerranéen et du continent africain», avait-il martelé. Il a par ailleurs estimé que le choix sur Tamanrasset pour abriter ce parc s'explique particulièrement par son potentiel éolien intéressant. La réalisation de ce projet, considéré comme un des rares en Afrique, devrait surtout générer des retombées socioéconomiques importantes.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : A Djabali
Source : www.lnr-dz.com