Tindouf - A la une

L'été n'est pas pourriCommentaire



L'été n'est pas pourriCommentaire
Il suffit juste de revenir quelques en arrière. La saison estivale, pourtant plus propice à la torpeur qu'au mouvement, était souvent émaillée de contestation et d'humeurs citoyennes. La contestation s'affichait quasi quotidiennement à la Une des médias. Les raisons du mécontentement étaient alors multiformes. Tantôt, on dénonçait les coupures de courant électrique, tantôt celles de l'eau potable. Elles rendaient le quotidien dans certaines villes infernal et insoutenable. Ceci sans parler des maladies à transmission hydrique qui à l'approche de chaque été devenaient une hantise, même dans la périphérie de la capitale. Qui se souvient encore des morts enregistrés à Réghaïa suite à une épidémie de méningite ' Qui se souvient de ces maladies du sous-développement qu'on voyait avancer tel un rouleau compresseur ' Sur ce plan, le niveau de l'alarme a baissé. Signe des temps, la seule pénurie qui a vraiment suscité ire et colère est celle du carburant. Les autorités seraient présomptueuses de nier que çà et là persistent encore des sources de mécontentement. Le manque d'eau, de transport, marquent encore le quotidien dans certaines régions. Les Algériens dans leur majorité reconnaissent, néanmoins, que des progrès en matière de services sociaux (transport, AEP, logement...) sont enregistrés ces dernières années. Il est symptomatique que les habitants des bidonvilles, dont la plupart ont été depuis éradiqués, n'aient pas exprimé une quelconque colère. Celle de Diar Echems avait fait la Une des médias étrangers et a donné lieu à des tentatives de récupération avortées. Même dans les villes du Sud, comme Tindouf, on reconnaît par exemple que les coupures de courant sont plus courtes et l'eau coule davantage dans les robinets. Non sans raison, les gestionnaires évoquent plutôt des perturbations. Même les prix des denrées alimentaires, qui en période de Ramadhan constituent un motif d'insatisfaction voire de révolte n'ont pas connu une hausse substantielle. Le pays a beaucoup investi dans l'hydraulique, le logement et les infrastructures de base. Sans prétendre à la satisfaction de tous les besoins et à l'élimination de la corruption qui induit des surtoûts dans la réalisation de projets, le citoyen commence à voir s'améliorer son cadre de vie. Le gouvernement a placé en tête des priorités la satisfaction des besoins de la population. La Sonelgaz fait partie des entreprises qui ont conçu un plan de modernisation de leurs équipements. La production nationale d'électricité, de 2.000 mW en 2013, est en hausse de 20% par rapport à l'an dernier. Des foyers dans des régions montagneuses et des Hauts-Plateaux ont été raccordés au réseau de gaz naturel et des chantiers pour la construction de milliers de logements essaiment partout. La chronique algérienne n'est pas seulement une suite de manques et de frustrations qui poussent les habitants dans la rue. Il y a désormais une attente, un espoir permis pour de nombreuses familles de bénéficier d'un logement, d'acquérir un véhicule ou d'aller passer des vacances. En tout cas, peu de pneus auront été brûlés cet été.
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)