
Le candidat Ali Benflis a animé, hier, son dixième meeting au niveau de la salle Imam Liès du complexe sportif de la ville de Médéa.Très à cheval sur la lutte contre la corruption au sujet de laquelle il compte initier un pacte national, il a promis «de redonner toutes ses prérogatives et la doter de moyens humains et matériels nécessaires à la Cour des comptes, une institution actuellement réduite à une coquille vide sans aucune autonomie ni pouvoir». Dès lors, indique-t-il «cette institution de contrôle des finances publiques ne se limitera pas à dresser des rapports et lancer des poursuites judiciaires contre le menu fretin». Avant de demander des comptes au maire, on doit d'abord éplucher les comptes de la présidence de la République donc du chef de l'Etat», plaide l'ex-ministre de la Justice, garde des Sceaux dans une salle archicomble. «Le président doit donner l'exemple», poursuit-il également.Jusqu'ici, déclare-t-il «l'Etat des copains et de la fratrie a mis sous le coude tous les dossiers relatifs aux grands scandales de corruption de l'argent public qui doit être sacré». Toujours sur son offensive, il soutient que sous son règne le noyautage, la destruction et l'implosion des partis seront bannis de la culture de l'Etat.» Ces pratiques mafieuses ne seront que de l'histoire ancienne, s'il sera élu le 17 avril prochain. L'ex-chef de gouvernement réitère invariablement à travers ses dernières sorties «de résoudre la crise politique pour sortir le pays du tunnel et l'impasse dans laquelle elle s'est engouffrée depuis un quart de siècle».Pour sortir définitivement le pays de la crise politique, M. Benflis propose de «mener par lui-même un dialogue national sans exclusion regroupant tous les courants, les sensibilités et partis politiques qu'ils soient d'obédience islamiste, nationaliste ou démocratique, car l'Algérie est pour tous», plaidera-t-il devant ses nombreux partisans. Tout en prônant l'adoption d'une Constitution pérenne et consensuelle, il a rappelé que «la Constitution de 1996 adoptée sous l'ancien président de la République, Liamne Zeroual pour en finir avec la crise de succession et l'alternance au pouvoir, a été malheureusement violée. Et, d'où, estime-t-il la double crise politique et constitutionnelle paralysant le pays présentement.» Ali Benflis a appelé «à la mobilisation des citoyens contre la fraude pour surveiller les bureaux de vote et protéger leurs voix». L'arme principale suggérée pour ce faire est «le serment prêté par les membres de la Commission de surveillance du scrutin présidentiel pour garantir la transparence et la neutralité, conformément aux dispositions de l'article 37 de la loi organique portant régime électoral». «La légitimité du pouvoir et de toutes les institutions élues, ainsi que le renforcement des contre-pouvoirs ou de l'opposition, fait-il remarquer. Le peuple algérien tétanisé est considéré comme mineur qui n'a pas le droit de choisir ses représentants et à la place duquel on choisit le président de la République, est ligoté par une poignée de personnes ignorant toutes ses valeurs culturelles et historiques». Par ailleurs, faute de temps, Ali Benflis, qui n'a pas pu tenir son meeting programmé dans une salle omnisports à Tindouf vers 19 h, a dû se résoudre à l'animer en plein air aux environs de minuit.Là, il s'est aligné sur la position officielle en appelant au droit à l'autodétermination du peuple sahraoui sous l'occupation marocaine par l'organisation d'un référendum par les Nations unies. Il s'est également engagé à régler le problème du tracé des frontières avec la Mauritanie. Lors de sa virée à Béchar avant-hier, il a mis l'accent sur la nécessité de la mise en place d'un pacte contre la corruption, et particulièrement redonner sa place et sa part de développement au Sud qui représente les 2/3 du territoire national.M. B.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Mohamed BOUFATAH
Source : www.lexpressiondz.com