Tindouf - A la une

Concilier protection du patrimoine et vision économique



Concilier protection du patrimoine et vision économique
Que faire pour concilier la protection et la valorisation du patrimoineculturel avec le développement économique ' C'est là le souci premier du ministre de la Culture qui a présidé, jeudi dernier, au Palais de la culture, Moufdi Zakaria, à Alger, une journée d'étude sur la gestion des cinq parcs culturels (le Tassili, l'Ahaggar, Tindouf, le Touat, le Gourara et l'Atlas saharien). Parfois décriées comme un « frein » aux projets d'investissements, publics ou privés, dans les régions où ils s'étendent (44,77% du territoire national avec une superficie de 1.042.557 km2), ces entités dépendant du ministère de la Culture sont appelées, selon Mihoubi, « à plus de souplesse dans la gestion du développement local ». « Cette rencontre a pour but de trouver un mécanisme garantissant à la fois la sauvegarde et la promotion des biens culturels et naturels relevant des parcs, ainsi que l'aide à l'investissement et au développement local », a-t-il affirmé.Il a critiqué sur un ton véhément les « vetos » systématiques adressés par les responsables de ces parcs aux opérateurs économiques. « Nous avons enregistré plusieurs plaintes, voire des protestations de la part de plusieurs investisseurs et des autorités locales en raison de cette situation », a -t-il reconnu. Il a ensuite appelé à la réalisation d'une carte archéologique nationale afin de dresser un inventaire rigoureux de tous les biens culturels disséminés à travers les cinq parcs. Mihoubi a plaidé également pour la généralisation de la gestion participative et multisectorielle dans le système de la protection du patrimoine culturel. « La tutelle ne peut pas à elle seule gérer ces espaces immenses », a-t-il soutenu non sans mettre l'accent sur la nécessité de mobiliser l'ensemble des secteurs d'activités (collectivités locales, l'Intérieur, les Affaires étrangères, l'Aménagement du territoire et le tourisme, l'Agriculture...). Cette mobilisation aiderait, selon lui, à mettre en ?uvre une stratégie d'exploitation des richesses culturelles et naturelles de façon à assurer une promotion touristique et environnementale à ces grandes aires sahariennes. « Beaucoup d'Algériens ont découvert pour la première fois la variété et la richesse de notre patrimoine culturel et naturel à travers le très beau film ??L'Algérie vue d'en haut''. Ce n'est pas normal qu'on reste les bras croisés devant ce potentiel d'une inestimable valeur », a-t-il clamé. Il a indiqué qu'il faut « mettre à profit l'armada médiatique nationale (presse écrite, télévision, radio, internet) pour mettre en place une stratégie de communication et de promotion pour faire sortir de l'ombre un domaine considéré dans plusieurs pays comme un pilier de l'économie ». A ce propos, le ministre a rappelé la signature récente d'un accord avec le ministère de l'Aménagement du territoire, du Tourisme et de l'Artisanat visant à développer le tourisme culturel. Il a insisté sur le rôle devant échoir aux agences de voyages nationales.


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