Evaluation - «Il y a une ambiguïté dans la mission assignée à la commission d'experts chargée de la révision de la Constitution, mise en place par le Premier ministre».
C'est ce qu'a déclaré, hier, la secrétaire générale du PT qui ajoute : «Cela soulève beaucoup d'interrogations sur l'absence d'un débat avec le peuple algérien». Pour Louisa Hanoune «cette question nécessite d'être discutée par nos membres du bureau mais de manière générale on peut dire d'ores et déjà, sans aucun préjugé, qu'il ne s'agit pas de remettre en cause les compétences des uns et des autres parmi ces experts mais il faut savoir que c'est une affaire politique et décisive». Comment vont faire ces experts ' «Je ne comprends pas et ce n'est pas clair», d'autant, rappelle-t-elle, que «les positions des partis politiques divergent. De même pour ceux de l'UGTA et du patronat qui se contredisent. Il y a ceux qui sont pour le régime présidentiel, d'autres sont pour le régime semi-présidentiel, d'autres sont contre. «Il s'agit d'élaborer des textes à partir des propositions faites par des acteurs politiques et sociaux de façon objective. Or, il est difficile pour ces experts ayant des tendances politiques différentes de le faire». Ceci sans compter, ajoute Mme Hanoune, l'exclusion du peuple de ce débat. Interrogée sur la position du PT concernant le soutien du président de la République pour un 4e mandat, Louisa Hanoune dira sur un ton ferme : «Je ne veux pas me prononcer sur le 4e mandat, je refuse de m'inscrire sur ce terrain, aujourd'hui nous parlons de souveraineté du peuple, de démocratie et de la révocabilité du mandat.» Analysant la situation interne, elle dira : «Il y a une tentative de certains partis d''uvrer pour des parties obscures.»
Ces dernières sont d'ailleurs en «cabale contre le PT». Parmi elles, Louisa Hanoune cite l'ancien Chef du gouvernement, M. Benbitour. «Où était-il quand l'Algérie était en danger ' Faut-il rappeler qu'à l'époque où il était au gouvernement, le chômage était de 29 % '». Sur les grèves entamées dans les régions du Sud, elle dira que «le chômage au Sud est un problème national. Mais les solutions apportées par le gouvernement sont insuffisantes.
Il faut aller au fond des choses», a-t-elle plaidé. Mme Hanoune rejette la politique de l'emploi engagée par ce ministre qu'elle qualifie de «bricolage et de politique de l'autruche». C'est «une dilapidation de l'argent public». «Les jeunes ont besoin d'un travail stable qui leur assure une retraite et non d'un CDD».
La SG du PT, tout en mettant en garde contre les dangers de l'adhésion de l'Algérie à l'OMC et ses répercussions sur l'économie nationale, salue la dernière décision sur l'exploitation de la mine de Ghar Djebilet de Tindouf, la création de nouvelles unités de cimenteries en Algérie et enfin la titularisation des employés contractuels relevant du secteur de la Poste et des TIC.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Samia Lounes
Source : www.infosoir.com