
Dans un entretien téléphonique, M. Seddiki a précisé encore que le rôle de la commission (CNSEL) est « d'aviser » et non pas de « trancher sur telle ou telle affaire », une mission qui échoit à la Commission de supervision composée de magistrats dont il ne peut « interférer dans les prérogatives », explique-t-il. Celle-ci donne ses réponses à la Commission nationale de surveillance qui l'a saisie. Elle devra se prononcer, dans les 72 heures à partir de la date de sa saisine. « Deux plaintes sur les sept qu'elle a reçues dans le cadre de la surveillance des élections, depuis le début de son activité ont été réglées », selon une déclaration de son président, M. Boudi. M. Seddiki nous a fait savoir, en ce qui le concerne, que parmi les réponses de la commission, à travers les plaintes dont elle a été saisie, une est « à l'étude au niveau de son instance pour son approbation » sans donner de détails sur sa nature. Interrogé sur les irrégularités dans le financement des partis ou le recours de certaines formations à l'intégration dans leurs listes de candidats contre des sommes sonnantes et trébuchantes, le président de la CNSEL a fait savoir qu'il échoit « aux instances légales habilitées de les condamner ». Le rôle de la commission qu'il préside se limite « à assurer la régularité des élections ». Pour M. Seddiki, si AHD 54 (son parti) use de cette pratique et « prend un seul centime, il est à condamner ». En revanche, le président de la Commission de surveillance des élections a fait savoir que les conclusions de la commission, dépêchée à Tindouf pour enquêter sur les accusations de gonflage des listes électorales, ont été « transmises aux autorités concernées ». Bien que tous les moyens lui aient été accordés, la CNSEL fait face encore à des difficultés qui touchent ses membres dans certaines wilayas, avec leurs employeurs, et qui risquent de les mettre « dans une situation irrégulière ».De son côté, le secrétaire général du ministère de l'Intérieur et des Collectivités locales, Abdelkader Ouali a estimé, à l'ouverture des travaux d'un séminaire régional qui a réuni 7 wilayas de l'est du pays, autour des préparatifs des prochaines élections législatives, tenu à Annaba que le scrutin du 10 mai prochain, sera « une opportunité pour l'administration algérienne de se mettre définitivement à l'abri de toute accusation ou suspicion de fraude ». Selon le Directeur général des libertés publiques et des affaires juridiques au ministère de l'Intérieur et des collectivités locales, Mohamed Talbi, 56.000 urnes transparentes ont été préparées pour cette élection qui verra la présence de 500 observateurs étrangers.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : K D APS
Source : www.horizons-dz.com