Tindouf

Benkirane défie Chabat ELECTIONS LEGISLATIVES ANTICIPEES AU MAROC



Le bouillant secrétaire général de l'Istiqlal qui a prédit le même sort que celui du président égyptien, Mohamed Morsi, au chef du gouvernement marocain risque de s'en mordre les doigts.Il y a encore quelques jours à peine, le député-maire de Fès bombait le torse. Aujourd'hui, il ne doit pas en mener large. D'une part, parce que sur les six ministres de son parti auxquels il a donné l'ordre de quitter la coalition gouvernementale un lui a fait défaut et ensuite alors que d'autre part, l'article 47 de la Constitution donne au souverain marocain uniquement le pouvoir de nommer et de démettre les ministres. Or, Mohammed VI n'a pas encore dit son dernier mot comme pour rappeler qu'il est seul maître à bord. En plus d'espérer entendre la voix royale trancher dans la direction qu'il s'est fixé, celui qui rêve de la conquête de territoires algériens (Tindouf, Béchar et Kenadsa.) doit faire face à un adversaire remonté et qui ne redoute pas d'en découdre.
Le chef du gouvernement marocain qui n'est pas encore parvenu à conclure un accord avec un nouvel éventuel allié pour pallier le départ des cinq ministres de l'Istiqlal n'a pas exclu de recourir aux urnes pour mettre fin à l'impasse politique dans laquelle se trouve le Royaume depuis plusieurs mois maintenant et flanquer une déculottée à celui qui n'a cessé de le provoquer pour pratiquement l'humilier. La charge vient de sonner. «La réforme dans le cadre de la stabilité est une équation qui n'a rien à voir avec le fauteuil, comme l'avancent certains mesquins. Mais vous ne me faites pas peur; la jalousie pourra être réglée par les élections.
Durant les échéances précédentes, le peuple nous a choisis. Par contre, personne ne pourra prédire les résultats des prochaines élections», a déclaré, mercredi 17 juillet, Abdelilah Benkirane devant la Chambre haute du Parlement et face à ses rivaux de l'Istiqlal. «Je suis désolé mes frères istiqlaliens, mais comment, du jour au lendemain, vous vous mettez à critiquer votre propre politique mise en place par votre ministre de l'Economie et des Finances' Prenez le temps, rejoignez les bancs de l'opposition et trouvez quelque chose de nouveau», a-t-il ajouté s'adressant à ses anciens alliés qui ont décidé de rejoindre les bancs de l'opposition.
Qu'est-ce qui fait afficher au secrétaire général du Parti (islamiste) de la justice et du développement autant de sérénité et d'assurance' La réponse se trouve certainement dans une popularité restée intacte confirmée par une récente enquête. «Un sondage (baromètre Averty/Tariq Ibn Ziyad Initiative) publié le 9 juillet montre que Benkirane sort renforcé de son bras de fer avec Chabat: 68,5% des personnes interrogées maintiennent leur confiance, 69,2% le jugent proche de leurs préoccupations, 62% pensent que le retrait de l'Istiqlal est une mauvaise décision et 82% estiment que l'opposition actuelle ne ferait pas mieux si elle était au pouvoir», peut-on lire sur le site du magazine Jeune Afrique.
Le nouveau secrétaire général de l'Istiqlal qui a pris en grippe le patron de l'Exécutif, n'a pourtant pas mâché ses mots pour affubler son ex-allié de tous les maux. Les critiques sont montées d'un cran. L'Istiqlal a finalement affiché, au mois de mai dernier, son désir de claquer la porte. Dans un communiqué, le parti de Hamid Chabat avait annoncé avoir dans un premier temps «alerté le gouvernement sur plusieurs erreurs concernant la gestion de problèmes stratégiques».
Ce choix a été dicté par «l'incapacité du chef du gouvernement, Abdelilah Benkirane, à prendre en considération la gravité de la situation économique et sociale», précisait le texte du conseil national du Parti du député-maire de la ville de Fès. Le chef du gouvernement marocain avait également été accusé de «monopoliser les décisions au sein du gouvernement», avait indiqué Adil Benhamza, le porte-parole de l'Istiqlal. Il a fallu cependant attendre le retour du roi d'un long séjour en France pour que Hamid Chabat mette sa menace à exécution.
Un «projet» planifié pour provoquer des élections législatives anticipées afin de satisfaire une ambition personnelle à peine voilée de l'ancien ouvrier d'une usine de montage de motocyclettes à Fès, qui rêve du fauteuil de chef du gouvernement.
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