
Le monde ne peut continuer à négliger les SahraouisA Tindouf, j'ai rencontré des réfugiés qui souffrent depuis des générations. J'ai discuté avec des jeunes qui perdent foi dans l'avenir.Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon s'est dit, dimanche dernier, «impressionné» par la politique de la «Rahma» et de la Réconciliation nationale prônée par l'Algérie pour vaincre le terrorisme. «Ce que j'ai appris de la politique de la «Rahma» m'a impressionné. Plutôt que de se laisser diviser par les terroristes, l'Algérie s'unit dans la solidarité», a indiqué M.Ban dans un point de presse animé conjointement avec le ministre des Affaires étrangères Ramtane Lamamra.M.Ban qui s'est dit «heureux» d'être en Algérie, pour la seconde fois en tant que secrétaire général, rappelant que sa première visite fut «très douloureuse», a rendu un hommage appuyé aux dirigeants du pays en déclarant que «de grands progrès ont été accomplis depuis lors, sous la direction du président Bouteflika», et en applaudissant la politique menée «en faveur de la promotion des libertés et des droits de l'homme».«L'histoire a montré à de nombreuses reprises que toute stratégie de lutte contre l'extrémisme violent qui ne repose pas sur le respect des droits de l'homme est vouée à l'échec», a-t-il souligné en ajoutant que «le respect des droits de l'homme est à la fois une obligation morale et un avantage tactique».Le secrétaire général de l'ONU a dit partager «la profonde inquiétude que nous inspire la situation en Libye. J'apprécie énormément le rôle que joue l'Algérie, notamment en accueillant les pourparlers organisés sous l'égide des Nations unies. Il nous arrive de Libye des informations alarmantes sur des actes graves qui pourraient constituer des crimes de guerre. Tous les acteurs extérieurs doivent user de leur influence pour calmer la situation. Si les choses ne progressent pas sur le plan politique, la crise humanitaire s'aggravera et les atteintes à la sécurité, y compris les attaques de Daesh, se multiplieront et gagneront du terrain.»Il a par ailleurs salué l'engagement de l'Algérie «en faveur du Mali, en tant que principal médiateur du processus de paix. Nous sommes convenus de continuer à pousser pour que la médiation aboutisse», a précisé Ban Ki-moon dont l'intervention a surtout concerné l'objet de sa visite dans la région, à savoir «l'importante question du Sahara occidental».«Hier, à Tindouf, j'ai rencontré des réfugiés qui souffrent depuis des générations. J'ai discuté avec des jeunes qui perdent foi dans l'avenir. Je leur ai promis de tout faire pour que les choses avancent.Les parties en conflit n'ont fait aucun progrès réel dans les négociations devant aboutir à une solution politique juste, durable et acceptable par tous, fondée sur l'autodétermination du peuple du Sahara occidental.A Tindouf, j'ai aussi rencontré les membres du personnel de la Minurso, qui font preuve d'un grand dévouement. Ils sont prêts à aider à organiser un référendum s'il y a un accord entre les parties. Je me suis rendu dans plusieurs sites, et je compte aller prochainement au quartier général de la mission, à Laâyoune, au Sahara occidental.Je suis profondément attristé par cette tragédie humanitaire. Le monde ne peut continuer à négliger les Sahraouis.Ils espèrent l'appui de la région, de l'ONU et de la communauté internationale. Nous devons réagir», a conclu le secrétaire général de l'ONU qui a annoncé la tenue prochaine d'une réunion de donateurs en vue de «réunir des fonds pour que les besoins des réfugiés sahraouis puissent être satisfaits».
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : L'Expression
Source : www.lexpressiondz.com