Tindouf - A la une

«100 héros de la presse», dont Ali Dilem



«100 héros de la presse», dont Ali Dilem
A l'occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse 2014, Reporters sans frontières (RSF) publie pour la première fois une liste, «naturellement non exhaustive» est-il précisé, de «100 héros de l'information».Dotés d'un courage exemplaire, ces «100 héros» contribuent, par leur travail ou leur combat, à promouvoir la liberté prévue par l'article 19 de la Déclaration universelle des droits de l'homme, celle de «chercher, de recevoir et de répandre, sans considération de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit», explique-t-on dans le communiqué de RSF. Les «100 héros» mettent leur idéal «au service du bien commun». A ce titre, ils ont valeur d'exemple.Parmi cette pléiade de personnes qui allient plume et courage, un Algérien, le dessinateur de presse Ali Dilem. D'ailleurs, selon RSF, il ne «le sait que trop bien : en Algérie, il ne fait pas bon être caricaturiste». «Régulièrement menacé de mort par des groupes islamistes, des procès pour diffamation l'ont envoyé en prison et lui ont volé 9 années de sa vie», est-il présenté.En 2001, «il a eu le triste privilège de donner son nom à une série d'amendements du code pénal algérien qui prévoit des peines pouvant aller jusqu'à un an ferme pour les journalistes. Mais Ali Dilem n'a jamais renoncé», de conclure RSF.De même, dans cette liste des 100 héros de l'information sont cités de nombreux journalistes maghrébins et africains. Pour le Maroc, par exemple, est distingué Ali Lemrabet, qui a été «condamné à dix ans d'interdiction de l'exercice de la profession de journaliste pour avoir écrit dans un reportage pour El Mundo que les populations sahraouies établies dans les camps de Tindouf en Algérie étaient ?réfugiées? et non ?séquestrées?, discours qui va à l'encontre de celui des autorités marocaines. Peine qui n'existe nulle part dans le code pénal marocain».Pour la Tunisie est cité Fahem Boukadous qui «a tout connu ?: la torture, la clandestinité, la prison et plusieurs grèves de la faim. Militant des droits humains sous l'ère d'un Ben Ali qui n'autorisait aucune liberté d'opinion, Fahem Boukadous est l'un des rares journalistes à avoir couvert, en 2008, la révolte du peuple des mines à Gafsa». Sont aussi présents dans cette liste les Maliens Saouti Haïdara et Malick Aliou Maiga, maintes fois agressés et menacés de toutes parts dans leur pays en guerre.


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