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Un chef de syndicat de la santé empêché d'entrer au ministère



Un chef de syndicat de la santé empêché d'entrer au ministère
Le Dr Mohamed Yousfi, président du Syndicat national des praticiens spécialistes de la santé publique (SNPSSP) était apparu hier, aux environs de 11 h, fou furieux au rassemblement auquel son syndicat a appelé devant le siège du ministère de la Santé à Alger. Et pour cause, l'accès au ministère lui a été refusé. «C'est très grave ce qui vient d'arriver. Pour la première fois depuis l'indépendance, un ministre interdit l'accès d'une institution publique à un citoyen, c'est très grave parce que tout citoyen y a droit d'accès, en plus on n'a pas respecté l'immunité syndicale», tonne-t-il. Et d'ajouter : «Voyez-vous le président d'un syndicat national de la santé empêché d'entrer au ministère de la Santé sur instruction du SG, ça n'est arrivé dans aucun pays du monde, le ministère n'est pas la propriété privée d'Ould Abbès». Selon lui à Tiaret, un rassemblement de patriciens spécialistes se tenait au même moment devant la direction de la santé et de la population (DSP) à l'effet de dénoncer, soutient-il, les harcèlements dont ils ont fait l'objet la veille de la part des autorités. «Mercredi soir vers 22 heures, des spécialistes ont reçu un appel téléphonique de la part de l'hôpital leur demandant de venir. Pensant qu'on avait besoin d'eux pour des urgences, ils s'y sont rendus sur le champ, mais quelle fut leur surprise, de se retrouver face au DSP et au wali qui leur ont enjoint de cesser la grève», a dénoncé le Dr Yousfi. «Nous sommes en grève nationale illimitée depuis le 22 avril pour la même plateforme de revendications, aujourd'hui à travers ce rassemblement, nous voulons donner la preuve de notre forte détermination malgré les fortes pressions qui s'exercent sur nous», a-t-il ajouté. L'orateur a expliqué que le ministre Ould Abbès reproche au SNPSSP de n'avoir pas renouvelé les mandats de ses membres. «C'est une diversion, le ministère du Travail est seul habilité à juger de notre légalité, la loi accorde aux syndicats un délai de 6 mois après l'expiration des mandats pour renouveler leurs structures. Et puis le ministère du Travail est au courant, puisqu'il est informé du fait que nous allons organiser notre congrès au mois de mai prochain», a-t-il dit. Et d'ajouter : «Ould Abbès est mal placé pour nous donner des leçons, sachez que ce ministre est président de l'Union médicale algérienne, dont il a déclaré qu'il est le président à vie, aucun ministre dans le monde ne préside une association, du jamais vu», s'est-il exclamé. Selon le Dr Yousfi, «Ould Abbès est imprégné de la pensée unique. En janvier 2011, il a voulu casser les syndicats en instruisant les DSP de procéder à la convocation de 3 représentants de chaque corps de métier à condition qu'ils ne soient pas adhérents aux syndicats. Nous avons arrêté cette procédure et le SG du ministère de la Santé s'en est excusé», a-t-il soutenu. Pour rappel le rassemblement d'hier qui a concerné les spécialistes du Centre entre dans le cadre d'une série de protestations visant à exiger entre autres la révision du statut particulier et du régime indemnitaire.
Le Dr Mohamed Yousfi, président du Syndicat national des praticiens spécialistes de la santé publique (SNPSSP) était apparu hier, aux environs de 11 h, fou furieux au rassemblement auquel son syndicat a appelé devant le siège du ministère de la Santé à Alger. Et pour cause, l'accès au ministère lui a été refusé. «C'est très grave ce qui vient d'arriver. Pour la première fois depuis l'indépendance, un ministre interdit l'accès d'une institution publique à un citoyen, c'est très grave parce que tout citoyen y a droit d'accès, en plus on n'a pas respecté l'immunité syndicale», tonne-t-il. Et d'ajouter : «Voyez-vous le président d'un syndicat national de la santé empêché d'entrer au ministère de la Santé sur instruction du SG, ça n'est arrivé dans aucun pays du monde, le ministère n'est pas la propriété privée d'Ould Abbès». Selon lui à Tiaret, un rassemblement de patriciens spécialistes se tenait au même moment devant la direction de la santé et de la population (DSP) à l'effet de dénoncer, soutient-il, les harcèlements dont ils ont fait l'objet la veille de la part des autorités. «Mercredi soir vers 22 heures, des spécialistes ont reçu un appel téléphonique de la part de l'hôpital leur demandant de venir. Pensant qu'on avait besoin d'eux pour des urgences, ils s'y sont rendus sur le champ, mais quelle fut leur surprise, de se retrouver face au DSP et au wali qui leur ont enjoint de cesser la grève», a dénoncé le Dr Yousfi. «Nous sommes en grève nationale illimitée depuis le 22 avril pour la même plateforme de revendications, aujourd'hui à travers ce rassemblement, nous voulons donner la preuve de notre forte détermination malgré les fortes pressions qui s'exercent sur nous», a-t-il ajouté. L'orateur a expliqué que le ministre Ould Abbès reproche au SNPSSP de n'avoir pas renouvelé les mandats de ses membres. «C'est une diversion, le ministère du Travail est seul habilité à juger de notre légalité, la loi accorde aux syndicats un délai de 6 mois après l'expiration des mandats pour renouveler leurs structures. Et puis le ministère du Travail est au courant, puisqu'il est informé du fait que nous allons organiser notre congrès au mois de mai prochain», a-t-il dit. Et d'ajouter : «Ould Abbès est mal placé pour nous donner des leçons, sachez que ce ministre est président de l'Union médicale algérienne, dont il a déclaré qu'il est le président à vie, aucun ministre dans le monde ne préside une association, du jamais vu», s'est-il exclamé. Selon le Dr Yousfi, «Ould Abbès est imprégné de la pensée unique. En janvier 2011, il a voulu casser les syndicats en instruisant les DSP de procéder à la convocation de 3 représentants de chaque corps de métier à condition qu'ils ne soient pas adhérents aux syndicats. Nous avons arrêté cette procédure et le SG du ministère de la Santé s'en est excusé», a-t-il soutenu. Pour rappel le rassemblement d'hier qui a concerné les spécialistes du Centre entre dans le cadre d'une série de protestations visant à exiger entre autres la révision du statut particulier et du régime indemnitaire.


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