L'été de la «cuvée 2008» à Tiaret a ceci de particulier qu'il a fait une entrée en la matière si envahissante qu'il a pratiquement laissé tout le monde... sur le carreau.
Fin juin, il faisait encore frisquet sur toute la région du Sersou, lorsqu'en deux temps trois mouvements, le mercure s'est emballé pour flirter avec les 40 degrés Celsius en l'espace de vingt-quatre heures seulement.
En ce jeudi 7 août, il est à peine huit heures du matin et le soleil est déjà à «poil»... ! Plongée dans une lourde torpeur, la ville assoupie paraît comme abandonnée par ses habitants. Aux quatre coins de la ville, pas âme qui vive, à part une poignée de quidams se dirigeant à la manière des «automates» vers le centre-ville. Au beau milieu de la «place rouge», indémodable bourse à ragots de la cité des Rostémides, des silhouettes avachies glissent d'ombre en ombre à la recherche d'un brin de fraîcheur. Fidèle à sa réputation, la «place rouge» donne l'impression de chuchoter dans l'oreille de la ville pour lui raconter des «histoires» qui ne tiennent jamais debout.
Khaled est un jeune de 39 ans qui court après un job depuis... onze ans. Cigarette au bec, il s'adresse au journaliste pour lui raconter «son» aventure. Acceptant un petit boulot de garçon de café dans une ville frontalière, Khaled devient un «hallab professionnel», avant de se faire «choper» et de purger huit mois derrière les barreaux. Faisant bon et gros coeur contre mauvaise fortune, Khaled, même s'il accepte ce que la vie a fait de lui, a toujours un sang d'encre à la vue du mausolée de Sidi M'hamed, transformé en une «décharge à ciel ouvert», fulmine-t-il.
Autres gens, autres moeurs cet été à Tiaret, tout le monde a la nette impression de devenir «fauché» et pour cause ! Dans une région où il fait bon ou mal vivre en fonction de la saison agricole, cette année, la terre comme le ciel ont été peu magnanimes avec des conséquences ressenties par tout un chacun. A commencer par ces commerçants de la prestigieuse rue Bugeaud (aujourd'hui dépréciée), dont certains «gardent le tiroir-caisse fermé pendant plusieurs jours», se plaint ce vendeur de savates made in.
«Coincés» entre moustiques et chiens errants
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Posté par : sofiane
Ecrit par : El-Houari Dilmi
Source : www.lequotidien-oran.com