Tiaret - A la une

Tiaret : Plaidoyer pour une meilleure prise en charge des enfants autistes



La bibliothèque centrale de l'université Abderrahmane Ibn Khaldoun de Tiaret a abrité récemment une rencontre sur l'autisme chez les enfants.La rencontre s'est déroulée devant un large auditoire composé d'étudiants et surtout de parents d'élèves, de représentants d'institutions chargées du suivi psychologique des enfants aux besoins spécifiques ainsi que des responsables de crèches privées dont «Thaouria».
Cette école privée s'est distinguée depuis qu'elle a ouvert, début janvier dernier, une classe pour enfants autistes. «37 jeunes élèves, toutes classes sociales confondues, sont suivis dans cet établissement privé qui s'est appuyé sur de jeunes éducateurs spécialisés relevant de la fondation Afkar», dira sa directrice qui participait à cette rencontre scientifique riche en communications dont celles des docteurs Hafsaoui Smain de l'université d'Oran, Zahra Kerissat et Mokhtaria Djellab.
Des communications axées sur les approches et les techniques en matière de diagnostic et de suivi de l'enfant autiste. Initiée par la faculté des sciences sociales et humaines, la journée d'études a été surtout instructive pour les parents et les éducateurs qui, sur le terrain, se débattent quotidiennement pour valoir à cette frange de la société une relative intégration. «Au bout de séances intensives d'apprentissage, l'on a noté des progrès notables», dira le jeune Sofiane de la fondation Afkar venu inculquer son savoir à la crèche Thaouria.
Après s'être longuement étalé sur les méandres de cette pathologie aujourd'hui connue du grand public, notre interlocuteur explique qu'ils ont affaire à trois catégories d'autistes : ceux qui présentent des séquelles lourdes, les moyens et les légers. Et d'ajouter: «On adapte nos programmes selon les besoins de chaque jeune individu». En reprenant la parole, la directrice, Mme B. Bennadia, de cet établissement privé situé au c?ur de la ville de Tiaret s'est plainte de l'absence d'aide des pouvoirs publics «car, dit-elle, nous faisons face à des frais induits par la cherté du loyer, les créances à honorer à divers organismes étatiques, la restauration, les frais liés à la pédagogie ainsi que le transport».
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