Les travailleurs de l'Office de l'élevage équin réclament les salaires impayés durant ces six derniers mois et dénoncent, par ailleurs, l'attitude de leur ministère de tutelle qui «affiche une volonté de lâcher une institution étatique née dans le sillage du premier Salon national du cheval et à qui on a initialement confié la mission de promouvoir l'élevage équin et camelin en Algérie».Après plus de 35 ans d'existence, l'Office national de développement de l'élevage équin et camelin, ONDEEC, dont le siège national se trouve à Tiaret, risque de disparaître.
Et pour cause : alors que ses travailleurs qui sont en grève pour réclamer le paiement des salaires de ces six derniers mois n'ont rien vu venir, c'est plutôt la réponse du secrétaire général du ministère de l'Agriculture qui a inquiété le personnel, dont certains de ses éléments, approchés hier, disent «ne pas comprendre l'attitude des pouvoirs publics centraux de cette volonté affichée de lâcher une institution étatique née dans le sillage du premier Salon national du cheval à qui on a initialement confié la mission de ??promouvoir l'élevage équin et camelin en Algérie''».
Tout le monde a cru, au lendemain de la visite du désormais ex-ministre de l'Agriculture, Abdelkader Bouazghi, dans la région sa déclaration sur «l'approche préconisée par le MADR de poser les jalons d'une nouvelle politique pour le monde du cheval en Algérie», tant ce qui se fait dans le monde et surtout dans notre grand Maghreb et à fortiori au Maroc ne laisse pas insensible.
Avant-hier, les travailleurs grévistes, dont des techniciens, n'avaient que des banderoles à brandir et des convictions à défendre face au néant. Sur la route d'Alger en bas du centre dans lequel est hébergé cet office, les travailleurs donnaient peine à voir, d'autant qu'aucun responsable n'a daigné leur prêter attention.
La situation devient préoccupante, dès lors qu'après un premier débrayage pour réclamer les six mois de salaires impayés et cumulés, la tutelle s'en est allée appliquer une mesure injustifiée et arbitraire, alors que les 67 milliards de créances détenues auprès de la SCHPM n'ont pas été honorées.
Celles-ci sont le produit du versement de quote-part de 9% que devrait théoriquement verser cette société à l'ONDEEC. L'un des cadres de cet office nous a fait part d'ailleurs de son étonnement de voir la tutelle «non seulement appliquer avec zèle un texte non promulgué» et dire de l'autre «qu'aucune solution n'est envisagée pour l'heure» d'autant que le contexte politique national ne plaide pas pour la sérénité et la résolution des problèmes selon leurs spécificités.
Notre interlocuteur, qui rappela «la décision de l'ex-ministre de voler au secours de l'ONDEEC sur décision de l'ex-Premier ministre» fait savoir que «cette situation de pourrissement a atteint une proportion alarmante et l'ONDEEC dont on a applaudi la naissance au début des années 1980 risque la disparition». A-t-on conscience de cette grave méprise ou quelque part son sort est scellé '
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : A Fawzi
Source : www.elwatan.com