Une soixantaine d'étudiants (es) de huit start-up (des entreprises en démarrage), se sont rencontrés à l'université Abderrahmane Ibn Khaldoun de Tiaret du 26 au 28 septembre, où ils ont pu exprimer leurs talents, développer et mettre à jour leurs projets.En plus de mettre à jour leurs projets, les étudiants les ont également exposés au jury à l'issue de la première édition de la start-up week-end Tiaret, dont la compétition aura duré 54 heures sans interruption.
La cérémonie de clôture finale, tenue dans la grande salle de la bibliothèque centrale du campus de Karman, aura été l'apothéose pour trois start-up : Makit-Happen, The byte et The green feather, qui ont, chacune, démontré la fiabilité du projet, son opportunité dans le contexte de crise économique mondiale et ses conséquences, non seulement sur l'emploi, mais aussi de par les plus-values escomptées.
Les trois projets de ces trois start-up, soit «plumes vertes» et plateforme pour deux autres, en plus des attestations, ont, semble-t-il, conquis certains des sponsors qui ont daigné accompagner ces jeunes dans leurs rêves.
La BDL et l'Ansej devraient selon toute vraisemblance formaliser ces projets intéressants et pour le moins originaux. «Plumes vertes», comme son nom l'indique, reste un projet de recyclage des plumes depuis les abattoirs et tueries avicoles pour valoriser en les transformant grâce à un process en engrais. L'équipe et son mentor, Bedarnia Ilyes, de l'université de Tiaret, ingénieur en agronomie promotion 2012, a fait impression.
Les deux autres start-up ont, chacune, développé des business plan tout aussi innovants. Seul bémol dans cet événement extraordinaire, le premier du genre qui se déroule sous les latitudes, l'absence de représentants du peuple, de responsables, mais aussi et surtout de chefs d'entreprises et d'hommes d'affaires. On l'aura compris : se projeter dans l'après-rente pétrolière n'est pas pour demain pour cette caste qui continue de se nourrir de la commande publique.
Au-delà des trois lauréats, les autres start-up n'ont pas démérité. La jeunesse, alliée au savoir-faire, a suscité de l'admiration. Les projets tels «El Moussafer», «Grey Send», «Tai Host», «Phytocrème» et «Dida scholl» ont besoin d'être expérimentés, car, au vu des expositions, l'aspect financier semble avoir primé sur l'innovation.
L'événement, qui bénéficiait de l'expérience de «Class Box» et d'autres start-up, dont celui très remuant de Mostaganem, a été en partie réussi grâce à l'apport de gens de l'ombre, tel le docteur Benaichata, des coachs, à l'exemple de Hicham Mebarki, et de Lakhdar Hadj Arab, cheville ouvrière entre le monde estudiantin et la société civile tiaretie.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Amellal Fawzi
Source : www.elwatan.com