Alors que le mercure s'affole pour frôler les 44° à l'ombre, toute la ville se retrouve sous la menace de la propagation de nombreuses maladies, et pour cause : aux quatre coins de la ville de Tiaret, les immondices s'amoncellent, dégageant des odeurs nauséabondes sous l'effet de la chaleur.Une situation aggravée par la grève ouverte entamée par les travailleurs de l'EPIC « Tiaret-Nadhafa » chargée de la collecte des ordures ménagères. Spectacle désolant, des monticules d'immondices et des bennes à ordures qui débordent. La cité « Sonatiba », au sud de la ville de Tiaret, ploie carrément sous les ordures. Dans les quartiers et cités, des déchets en tous genres sont amoncelés, même les bennes à ordures débordent pour déverser leur contenu nauséabond carrément sur la chaussée, une situation propice à l'apparition de nombreuses maladies. «Comment par ces chaleurs propices à toutes les maladies, les ordures sont jetées n'importe comment aux quatre coins de la ville», tempête Benaïssa, habitant le quartier «Socoltiar». «Les travailleurs de Tiaret-Nadhafa sont en grève et ne procèdent plus à l'enlèvement des ordures depuis plusieurs jours déjà», se désole un autre habitant de «Haï El Badr». Il faut dire que même si des efforts reconnus par tous ont été consentis pour relooker le chef-lieu de wilaya et lui donner un visage un peu plus amène, les «travers» de la ville refont encore une fois surface pour «noyer» Tiaret dans des monticules de détritus en tous genres, sous le regard blasé du citoyen, occupé à «plus urgent».
Au déficit flagrant des services de voirie relevant de la commune, vient se greffer un comportement peu civilisé de certains citoyens qui se soucient peu de l'environnement immédiat où ils vivent. Sur les hauteurs nord de la ville, la situation est encore plus compliquée, les ordures ménagères n'étant plus enlevées depuis plus de quinze jours pour certains quartiers. La quantité de déchets rejetés par les ménages augmente considérablement, et il n'est pas rare que des sacs en plastique dégoulinant de déchets nauséabonds soient abandonnés à tous les coins de rue, donnant à la ville un aspect des plus hideux. Sans parler des nids de poule et autres crevasses qui balafrent la chaussée, les rues et placettes aux quatre coins de la ville de Tiaret.
Autre phénomène qui prend des proportions inquiétantes dans la wilaya de Tiaret, le vol des couvercles des avaloirs et des poubelles écologiques. Des responsables, relayés par des militants associatifs, dénoncent depuis longtemps le vol des poubelles écologiques par des «bandes organisées qui les transforment en plastique pour le revendre au poids à raison de 25 DA le kilogramme». L'autre phénomène qui perdure est celui des couvercles des avaloirs en fonte qui font l'objet de vol, se traduisant par des obstructions des canaux d'évacuation des eaux pluviales en pleine période hivernale. «Ces couvercles d'avaloirs sont volés de jour comme de nuit par des bandes organisées pour être revendus ensuite à des individus qui les acheminent en dehors des frontières de la wilaya», alerte un élu à l'APC de Tiaret.
Les plaques de signalisation routière ne sont pas non plus épargnées par ce phénomène, à tel point que des automobilistes sont parfois déboussolés à cause de la disparition de ces plaques, y compris à l'intérieur du périmètre urbain de la ville de Tiaret.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : El Houari Dilmi
Source : www.lequotidien-oran.com