Plusieurs dizaines d'habitants de la commune de Mechraâ Sfa (ex-Prévost Paradol), à 26 km au nord-ouest de Tiaret, ont bloqué, avant-hier, la circulation au niveau de l'entrée du village par Tiaret et de Mechraâ Sfa vers le chef-lieu de la daïra de Rahouia. Ils protestent contre la dégradation avancée d'une bonne parie d'un tronçon routier du chemin de wilaya 91.En effet, l'impraticabilité de cette voie vers Rahouia est un cauchemar pour les habitants, tant la desserte est devenue presque incontournable au vu de l'implantation de plusieurs équipements publics, pour des besoins vitaux en matière de santé notamment, l'éducation ou pour rallier la capitale de l'Ouest.
Cela intervient moins d'une semaine après la visite du ministre des Travaux publics et des Transports, Mustpaha Kourada, où il a inspecté les travaux de réhabilitation du chemin de wilaya 11 (Mechraâ Sfa-Si Djillali Benamar) sur 30 km, financés sur budget de wilaya de l'année 2016 à hauteur de 28 milliards de centimes.
Travaux achevés qui appellent toutefois la réalisation de deux grands ouvrages d'art sur cette épine dorsale du développement devant permettre un désenclavement total des nombreux douars et terres agricoles s'étalant sur les deux rives de l'oued la traversant et à quelques pas du principal barrage de la région.
Le membre du gouvernement Bedoui, qui a «promis de débloquer 50 milliards au titre des 3 prochaines années pour la réhabilitation de tout le réseau dégradé de la région», a pris note lui et son staff des propositions émises concernant les approches préconisées. Mais sans plus?d'où ce tumulte qui survient alors que le maire de la commune vient de déposer sa démission il y a moins d'une semaine de l'Assemblée à majorité RND.
Démission entérinée sans que l'opinion publique locale en sache les véritables raisons et les dessous. Mokhtari Amar, dans une déclaration à la presse, explique son geste par «des considérations personnelles», en précisant «partir la conscience tranquille et inviter celui qui détient sur lui un quelconque dossier de corruption de l'introduire en justice». Loin de rassurer, les propos du désormais ex-maire renseignent sur le poids des responsabilités dans une localité prometteuse, mais qui ploie sous l'effet conjugué des retards en matière d'aménagements urbains, des problèmes d'alimentation en eau, du foncier, mais aussi de management.
Hier, Abdelhamid Bouazghi, directeur des travaux publics, a été contraint de rallier Mechraâ Sfa pour tenter de désamorcer la crise. Il était prévu, en milieu de journée, qu'il rencontre sur place quelques représentants des protestataires pour leur expliquer la situation.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : A Fawzi
Source : www.elwatan.com