Jeudi dernier, dans la salle des conférences de l'APW, il y avait foule. Certains représentants du mouvement associatif local, bien que non invités à cette rencontre par les services de la wilaya, sont venus quand même voir ce qui se trame. Histoire de se repositionner pour certains ou se conformer avec la nouvelle vision politique en cours.Et pour cause, beaucoup de ces «responsables d'associations», longtemps entretenus, à dessein, par les tenants du pouvoir pour mieux les soumettre à l'allégeance à travers des discours et bien sûr la manne induite par la subvention, étaient aux aguets. Jeudi, l'ambiance était relativement sereine.
Le chef de l'exécutif, qui revenait lui aux affaires après une période de convalescence, était bien là et qui plus est, seul, dans la tribune pour entamer une longue rétrospective de la situation sociale et surtout économique du pays et entrouvrir des perspectives nouvelles.
Usant d'un ton ferme et d'un jargon nouveau liés à ce nouveau concept d'Algérie nouvelle, M. Mohamed Amine Deramchi a planté le décor et situé la donne en matière de rapports avec le mouvement associatif local mais quelques minutes plus tard, certains, que la toile qualifiait «d'opportunistes», se sont mis de la partie en allant jusqu'à titiller la fibre sentimentale de la population de Tiaret sur fond de théâtralité. Faut-il pour autant céder ' «Non» disent la majorité des représentants de la société civile.
Docteure Khadidja Belkhodja, présidente d'association et figure de proue du hirak, recadre et parle de «l'impossibilité d'aller vers l'Algérie nouvelle avec de vieilles méthodes et des figures qui font siennes la même logique» et d'ajouter que «l'Algérie vit une crise politique et le mouvement associatif ne peut qu'entrouvrir les solutions à travers des programmes politiques». Après de longues interventions, certaines teintes d'opportunisme et flatterie de l'égo, le chef de l'exécutif intervient pour dire que «le constat, tout le monde le connait». «Vous devriez être une force de proposition car le train a démarré et gare à ceux restés en rade» ajoute-t-il.
En marge de la rencontre qui «sera suivie par d'autres», Mohamed Amine Deramchi, dans un point de presse s'est montré optimiste pour peu que «tous les responsables à quelque niveau que ce soit fassent preuve de transparence et surtout d'écoute et de consultation avant l'entame de tout projet de développement».
Abordant le volet lié aux zones d'ombre dans la wilaya, notre interlocuteur a expliqué que «globalement, il s'agit d'?uvrer en urgence pour améliorer, sinon atténuer les disparités de certaines populations en matière de désenclavement par l'ouverture de pistes ou réalisations de voies de communications, ramener l'eau ou assurer les besoins en précieux liquide, électrifié ces zones et assurer les conditions d'une bonne scolarisation». Notre interlocuteur, pour schématiser l'approche, évoque «un PPMC en matière de développement» et avertit que «le train a démarré et tant pis pour ceux restés en rade volontairement».
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Amellal Fawzi
Source : www.elwatan.com