Une véritable levée de bouclier est
enregistrée ces derniers jours de la part de nombreux transporteurs publics
privés, courroucés par la contraction de leurs activités depuis l'entrée en
exploitation de la nouvelle entreprise publique de transport de Tiaret. En
effet, dans une lettre adressée aux plus hautes autorités de l'Etat, les
transporteurs collectifs du secteur privé, par le biais de leurs représentants,
dénoncent la mauvaise répartition des dessertes, une «situation qui profite à
la nouvelle entreprise publique de transport urbain qui dispose de moyens
autrement plus importants que ceux en possession des transporteurs collectifs
privés», est-il écrit noir sur blanc dans une lettre adressée aux autorités
centrales.
Disposant d'une cinquantaine de bus d'une
capacité de 100 places chacun, l'entreprise publique, depuis son entrée en
fonction «ne laisse que peu de place aux transporteurs collectifs privés qui se
sont vus privés de plusieurs dessertes sur lesquelles ils travaillent depuis
des années», dénonce le syndicat.
Le collectif des transporteurs collectifs
de la ville de Tiaret, tout en félicitant la direction des Transports pour les
efforts qu'elle déploie afin d'assainir le secteur, se plaint de «(...)
l'injection de nouvelles unités de transport avec un nombre important de bus
dotés d'une grande capacité d'accueil, ce qui a dangereusement rétréci notre
chiffre d'affaires avec toutes les conséquences négatives que cela induit sur
toute la chaîne, à savoir les chauffeurs-doubleurs, receveurs, chefs de
station, etc.», écrit-il dans une longue missive adressée à la directrice de
wilaya des Transports. «La suspension des versements des parts patronales et
ouvrières, des charges fiscales et parafiscales découle justement de l'arrêt
total de l'activité par certains transporteurs, asphyxiés par leurs engagements
financiers qu'ils ne peuvent plus honorer», met en garde le collectif des
transporteurs collectifs privés. Et tout, en s'interrogeant sur l'avenir menacé
de milliers de familles, les transporteurs collectifs à Tiaret-ville se disent
disposés à tout dialogue avec les parties concernées, en vue de préserver des
centaines d'emplois et arriver à une répartition équitable des lignes et
dessertes entre l'entreprise publique de transport urbain et les transporteurs
privés qui «doivent se partager la croûte», estime l'un de leurs représentants.
Il faut dire, aussi, que l'absence d'un plan de circulation adéquat et le
nombre important de véhicules, dont plus de deux mille taxis, a de quoi
inquiéter plus d'un avec ces engorgements constatés tous les jours au niveau
des artères principales de la ville, avec des bouchons qui peuvent s'étirer
parfois jusqu'à deux cents mètres.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : El-Houari Dilmi
Source : www.lequotidien-oran.com