D'énormes bouchons se sont formés, hier, durant presque toute la demie journée, depuis le carrefour dit de Mechraa Sfa, au centre-ville de Tiaret, jusqu'au niveau de la gare routière menant vers Frenda, du fait d'un énième mouvement de protestation des parents d'élèves de l'école primaire Mohamed Mezhoud.Cette école, en dépit de la destruction des trois classes, dont la structure menaçait ruines, présente toujours un caractère dangereux autant pour le personnel que pour les élèves. La police a d'ailleurs vite fait de poser des barrières métalliques obligeant les automobilistes à faire de longs détours pour circuler dans les deux sens sur cet axe, l'un des plus importants du réseau routier de la ville.
En foulant l'établissement, l'impression reste vive de constater des murs largement fissurés en horizontal et en vertical. Bien simple, cet établissement en entier menace ruine : depuis les bureaux de l'administration jusqu'aux préaux en passant par la cantine.
«Cette école, qui connaît de sérieux problèmes liés à un affaissement de ses fondations, problèmes d'étanchéité, fissures sur les murs dont ceux porteurs et sur les poteaux supportant les traverses, tassement du dallage» comme le précisait un rapport du CTC a «valu l'inscription d'une opération devant valoir la réalisation de nouvelles classes en remplacement de celles détruites et cela en prolongement du relogement de 45 familles à la ferme Bojot, cité mitoyenne avec l'école» nous a précisé Boutheldja Rabah maire de Tiaret.
Cet élu, face aux lenteurs mises dans l'exécution de cette opération par la DEP (direction des équipements) et l'impatience des parents d'élèves ajoute que «les procédures ont été lancées et l'ordre de service aurait été remis».
Aux grognes des parents d'élèves appuyés par les citoyens du voisinage, les responsables ont proposé des classes sur l'école Emir Khaled mais la proposition a été rejetée car porteuse de dangers. Hier, à notre arrivée sur les lieux, et dès lors que nous avons franchi le pas en compagnie de deux citoyens, d'ex cadres de l'éducation, rien n'a semblé avoir changé mis à part le rasage des classes.
Le gros monticule de sable laissé en l'état défigure la cour et fait courir des risques supplémentaires aux 210 élèves de cette école. L'école Mezhoud, un bel établissement orné de tuiles rouges et au cadre avenant perd de sa superbe, elle qui a toujours servie de centre de vote. Ne subsiste que son décor extérieur et ses enseignes pour rappeler au bon vieux souvenir des élèves des années 60 qui l'ont fréquentée.
Juste à coté, le siège de la COSP (orientation scolaire) menace lui aussi ruine et sa structure en amiante pose de sérieux problèmes. Une visite des lieux a été pourtant entreprise et beaucoup de projets liés au secteur dégelés mais la situation, que ce soit à la cité Mezhoud et ailleurs, reste cauchemardesque. Jusqu'à quand '
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Amellal Fawzi
Source : www.elwatan.com