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La présidente de la section ANIT (association nationale pour l'insertion d'enfants trisomiques) de Tiaret, Mme A. Saadi Benyahia, est sortie, mercredi, du bureau de la directrice de l'éducation pleine de désillusion et de dépit.Et pour cause : venue s'enquérir de la promesse des autorités, relative à l'ouverture d'une classe spéciale pour les trisomiques, elle en est ressortie bredouille, se rendant compte que le problème pour les élèves atteints de trisomie est loin d'être réglé dans la wilaya de Tiaret. Cette «douche froide» contraste avec les espoirs nourris au lendemain d'une manifestation organisée par l'ANIT et à laquelle avaient assisté les responsables locaux, et, surtout, d'une déclaration du représentant de la DAS (direction de l'action sociale) reprise par El Watan, en son temps. En effet, promesse a été faite, ce jour là, d'affecter dès la rentrée une classe pour ces jeunes enfants trisomiques.C'est donc tout en pleurs que la présidente a dû raconter ses mésaventures dont celle qui l'a profondément blessée dans son amour propre de mère d'un enfant trisomique et non moins présidente de l'association. Elle continue de se battre pour valoir «un peu d'égard pour cette frange dont le seul tort est d'être née avec un handicap génétique». Il a fallu de la patience aussi pour écouter cette jeune dame dire «regretter n'avoir pas quitté cette ville» face à un choix cornélien qui s'est posé à elle, il y a quelques temps, de par l'ingratitude et ce mépris envers cette catégorie d'enfants.«On n'a pas demandé la lune», renchérit-elle alors que «nous nous apprêtions à financer nous-mêmes les équipements ; voire s'engager à porter aide et assistance pour que ces enfants aillent eux aussi à l'école de la République». Mercredi, Mme Saadi a dû fouler pour la énième fois les dédales d'une direction de l'Education qui fourmille de monde. Ses visites à la directrice depuis juin n'ont pas fait bouger d'un iota les âmes bien pensantes qui continuent de se vautrer dans leurs certitudes.Contactée à ce sujet, la directrice a quand même bien voulu répondre à nos sollicitations en déclarant entre autres : «Mon intention n'est pas de blesser une maman encore moins faire fi des préoccupations des uns et des autres» ajoutant : «Je dois d'abord consulter ma tutelle sur les aspects organisationnels et si des dispositions ont été prises concernant ces enfants qui nécessitent des enseignants habilités malgré les manuels». Bien plus, on a senti ce désir de la directrice de s'expliquer profondément: «J'ai une feuille de route, des priorités et des responsables dont le wali et la ministre avant de me prononcer», lâche-t-elle. Le cauchemar des trisomiques continue.
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