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Sur les étals des marchands de fruits et légumes, la pomme de terre, dans ses deux variétés, était cédée, hier, de 50 à 60 dinars au consommateur.«Au niveau du marché de gros, ce légume prisé par les ménagères était acquis, hier, suivant la qualité entre 35 et 42 dinars le kg». Pour l'essentiel des cargaisons, le tubercule provenait des chambres froides que gère la SGP-PRODA (Société de gestion des participations de l'Etat, productions animales).En effet, la situation reste inquiétante, tant pour le consommateur que pour le producteur. Cette dernière entité, par la voix de son représentant pour la région, Mustapha Mustapha, «il y a des spéculateurs qui font flamber les prix, je n'arrive pas à comprendre. Notre produit, soutenu par l'Etat qui nous prend la surproduction à raison de 30 dinars, est déstocké depuis le 15 septembre dernier».L'offre étant supérieure à la demande, SGP-PRODA a été amenée à céder la pomme de terre à 18 dinars. Autant dire que du point de vue régulation «l'Etat fait convenablement son travail» mais la situation ne profite toujours pas au producteur ni même au consommateur.Le contrôle en amont et en aval semble faire défaut car à l'absence de mercuriale en dépit de la facturation du produit déstocké, les prix de vente n'ont pas connu de fléchissement. La wilaya de Tiaret avec près de 5000 hectares en irrigué destinés à la culture de pomme de terre, la production reste relativement satisfaisante sachant que le producteur en récolte 400 à 500 quintaux à l'hectare. La moyenne serait de 200 hectares si l'on se fie à un producteur.L'on a tenté de cerner la problématique liée à cette filière à la fois juteuse mais qui génère de la frustration pour les ménages et ceux aux faibles pouvoirs d'achat mais certaines institutions ne voudraient pas jouer le jeu en se murant dans un silence presque complice. Parler de régulation, voire du système «Syrpalac» s'apparente à une chimère. Annoncé il y a 8 ans, le système de régulation des produits agricoles de large consommation (Syrpalac) semble avoir atteint ses limites, pénalisant à la fois consommateurs et producteurs.Ce système avait été institué pour contrer la spéculation constatée sur le cours du marché des fruits et légumes à l'origine d'une envolée effarante des prix de la pomme de terre. Entre-temps, les producteurs qui ont souscrit à l'idée de s'organiser dans le cadre du CNIFPD (comité national interprofessionnel de la filière pomme de terre) sur fonds d'investissements dans les chambres froides ne pourront que constater les dégâts. Il y a urgence de mettre de l'ordre.


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