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Beaucoup d'agriculteurs de Tiaret, notamment ceux dont les terres sont dédiées à la céréaliculture du côté de Mechraa-Sfa, une zone à haute intensification cataloguée comme zone «une», n'arrivent pas à comprendre l'attitude des responsables de la coopérative des céréales et légumes secs de Tiaret (CCLS) qui n'ont pas assurer des moissonneuses-batteuses pour entamer la moisson.Un agriculteur croisé, hier matin, ne cessait de fulminer contre certaines conditions exigées par la CLS pour pouvoir mettre à disposition des machines et de déclarer : «On exige de nous une commande de 80 heures et un chauffeur en plus pour faire sortir les machines». Des conditions pour le moins incongrues qui ne sont pas faites pour booster une campagne qui bat de l'aile. «La CCLS exige en sus 3000 DA l'heure». Sans préjuger des suites, il est à se demander si la coopérative est animée de bonnes intentions ou pas à voir le manque de célérité à mettre en branle tout le dispositif. «L'orge est à un stade de maturation très avancé et tout retard risque de compromettre une production jugée satisfaisante», fait savoir de son coté un agriculteur de Mezguida.La moyenne de rendement se situe jusqu'à 20 quintaux/hectare pour l'orge et 30 pour les blés. Globalement, la wilaya de Tiaret, en dépit d'une année agricole catastrophique, s'attend à engranger près de 1,5 million de quintaux toutes variétés confondues sur une production de plus de 3 millions.Contacté pour donner sa version concernant ce couac, M. Kadda Gouacem, directeur de la CCLS-Tiaret, explique que contrairement à ce qu'avancent certains agriculteurs, son organisme qui dispose de 51 moissonneuses conditionne la mise à disposition des machines par des considérations économiques, et d'ajouter: «Nous exigeons de nos partenaires de nous réunir un minimum de 30 clients pour amortir les frais dont ceux induits par le gasoil qui coute cher». M. Gouacem fait savoir que la campagne moissons-battages qui a commencé, dimanche dernier, a permis déjà d'engranger plus de 30.000 quintaux toutes variétés confondues. A ce rythme, ça s'annonce plutôt bien.


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