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Après neuf mois de la saisine du dossier de l'URBATIA (centre d'études et de réalisation en urbanisme qui englobe 8 wilayas) par le procureur de la République, le tribunal vient enfin de convoquer, pour cette semaine, douze cadres de cette entreprise pour «détournement de biens publics, négligence manifeste, utilisation illégale de biens publics».Les griefs diffèrent d'une personne à une autre mais les inculpés vont devoir répondre aux accusations à l'origine nées suite à différents rapports d'audit élaborés par la chef de cellule, B.K, une dame cadre licenciée depuis l'émission de ce fameux document compromettant. B.K, licenciée sans ménagements après de bons et loyaux services, est le seul témoin à charge dans cette affaire où la police judiciaire qui enquêtait n'a pas remonté jusqu'aux années où l'URBATIA gérait les portefeuilles du foncier industriel.Parmi les prévenus convoqués en vertu de l'article 440 du code de procédures pénales, il y a l'ex- directeur et actuellement responsable technique à la direction générale S.D, le directeur de l'administration et des finances S.A, l'ex- président du comité de participation et actuel chef de parc M.S, celui qui cumulait les fonctions de caissier, magasinier, acheteur et gestionnaire des stocks, T.A, le chef de service du personnel A.H.S, l'ex- chef d'antenne et actuel directeur d'unité de Tiaret B.A, le chargé des moyens généraux, M. M, le responsable de la sécurité centrale K.A, un chef de département d'urbanisme opérationnel S.M, un comptable M.M, entres autres. Empêtrée dans ce scandale, l'URBATIA a entre temps opéré une mue dans sa composante humaine et est passé de la SGP «GENEST» à un autre groupement dénommé «ANURB».Avec un plan de charge conséquent, un crédit d'investissement de 480 millions de dinars et 19 milliards de centimes pour la formation. L'URBATIA n'avait même pas, comble du paradoxe, d'organigramme propre et spécifique à même de codifier les activités d'où les nombreux dépassements que le tribunal essaiera d'élucider.On y relève pêle-mêle de «l'emploi fictif, surfacturation pour le carburant avec l'abus de contre bons et écart dans les prix, conclusion d'un marché de fourniture de 20 véhicules qui reste à élucider pour une enveloppe de 4 milliards, inexistence de fichiers et d'un logiciel de gestion des stocks, production d'ordres de missions non validés, fusion et confusion dans les postes», nous dira la chef de cellule à l'éclatement de l'affaire. Pour ainsi dire, ajouta-t-elle, «les bilans n'ont jamais reflété cette gestion en extra-muros».Pour rappel, le juge d'instruction en charge du dossier, après auditions, a désigné un expert juridique pour évaluer les préjudices éventuels causés dans cette affaire qui tire aussi son origine de lettres anonymes mais aussi et surtout après le rapport d'audit accablant établi par la chef de la cellule d'audit interne le 11 novembre 2012, sur instruction du DG par intérim datée du 10 juin de la même année. Huit chefs d'inculpation ont été retenus initialement à l'endroit de ces responsables et leurs subordonnées, dont la falsification de documents, faux et faux et usage de faux et destruction de documents requalifiés non retenus finalement.Des griefs qui pourraient leur valoir d'être poursuivis en vertu de la loi anti-corruption. Il faut noter que depuis l'éclatement de l'affaire, son traitement par la brigade économique et financière de la SPWJ et le dépôt du dossier le 27 avril devant le procureur de la République, deux longues années se sont écoulées non sans règlements de compte et vengeance à l'encontre de la rédactrice du rapport d'audit, le seul témoin à charge, aujourd'hui «licenciée abusivement», dit-elle, en compagnie de son époux, magasinier de son état car suspecté d'être la cause du déballage.


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