
La commission de l'APW de Tiaret s'est intéressée, tout récemment, à la problématique aiguë de l'emploi et du développement de l'investissement à l'échelle locale, par le truchement au préalable de visites de travail d'une semaine aux structures publiques en charge de la question, suivies d'une séance de restitution du rapport de diagnostic.Sanctionnée par une palette de recommandations, cette rencontre à laquelle ont pris part tous les acteurs intervenant dans le monde de l'emploi tels l'Anem, l'ADS, l'Andi, l'Aniref, la Cnac, l'Angem, la DEW, etc., a permis de cerner les difficultés enregistrées au niveau de certains organismes publics comme l'exiguïté des locaux qui, parfois, ne suffisent même pas à abriter les employés eux-mêmes dans des conditions acceptables, sans omettre évidemment le manque de commodités élémentaires et d'espaces devant être réservés à l'accueil, l'information et à l'orientation.Sur le fond, il est relevé que malgré les moyens limités, les structures locales sont fortement engagées et font face à une demande sociale croissante, à un rythme vertigineux comme celle traitée par l'Angem, l'Ansej, la Cnac et l'Anem, des organismes soumis manifestement à de grandes pressions eu égard à la sensibilité des dispositifs en présence.Le rapport dressé pour la circonstance souligne, en outre, le travail remarquable mené par la direction de l'emploi, en relation avec ses agences opérationnelles concernant l'assainissement des dispositifs d'appui à l'insertion sociale et professionnelle, opération que le premier responsable du secteur a relaté non sans évoquer les difficultés et les résistances rencontrées dans son aboutissement, réduisant ainsi de deux tiers, les surcoûts des emplois dits d'attente engendrés par une gestion très approximative de ces derniers. Au volet de création d'activités, la commission met en évidence le peu d'innovation dans les projets soutenus par les dispositifs publics et la faible valorisation des potentialités locales notamment en matière de production agricole comme l'a si bien étayé statistiquement le représentant du secteur : 6 millions de qx de céréales, 3,8 millions de qx de maraîchages, près de 200 000 qx de viandes rouges, 85 millions de litres de lait.Les activités liées à la sous-traitance, en revanche, ne semblent pas attirer grand monde est-il mentionné dans le même rapport. Le transport, les prestations de services tels la location de voitures ou d'engins, continuent quant à eux, de constituer le domaine de prédilection des porteurs de projets.S'agissant de création de microentreprises, ou de PME locales soutenues par des largesses du Trésor public ? défiscalisation et de bonification des financements inégalées ?, celles-ci souffrent par contre de manque d'encadrement en amont, en termes d'étude de faisabilité de marché, obérant ainsi la viabilité des projets et grevant par ricochet l'efficience d'ensemble, notamment en matière de création d'emplois.Néanmoins, des effets induits positifs sur l'emploi relève-t-on, sont escomptés des projets d'investissement agréés par le Calpiref, lequel a mis depuis la mise en ?uvre du système de la concession, à disposition des promoteurs tous secteurs confondus, près de 35 ha d'assiettes foncières à travers 4 sites d'implantation (Tiaret, Frenda, Medrissa, Ksar Chellala) en vue d'une prévision à moyen terme de plus de 3 500 postes de travail.Il convient de signaler que cette initiative, partagée aussi bien par les élus que par les acteurs institutionnels, s'annonce telle une véritable innovation en matière de méthodologie, laquelle requiert une capitalisation de l'expérience et son essaimage dans d'autres champs du développement socioéconomique.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Mourad Benameur
Source : www.lesoirdalgerie.com