Les investissements publics consentis par
l'Etat pendant ces dix dernières années se sont multipliés par dix, passant de
quinze milliards en 1999 à cent cinquante milliards de dinars en 2008, a indiqué
le wali de la wilaya de Tiaret lors d'une émission de télévision consacrée
dernièrement au développement tous azimuts de cette importante région des Hauts
Plateaux de l'Ouest.
En effet, intervenant sur le plateau de
l'émission «Indjazat», diffusée en direct et tenue au siège du musée du
Moudjahid, le chef de l'exécutif de wilaya a passé en revue le bond qualitatif
enregistré dans divers segments de la vie locale, à commencer par celui du
logement où la wilaya de Tiaret occupe actuellement le troisième rang national
avec 51.000 logements neufs, tous types confondus, construits en huit années
seulement portant le taux d'occupation par logement (TOL) à 5,46, soit à une
longueur de la moyenne nationale. L'approvisionnement en eau potable des
populations, qui atteint le seuil appréciable de 120 litres/jour par habitant,
et la reprise totale du réseau d'assainissement sont l'autre motif de fierté de
la wilaya qui prétend au rôle de pôle économique et commercial à dimension
régionale. Concernant ce dernier point, le premier responsable de la wilaya a
mis en exergue l'effort colossal consenti par les pouvoirs publics en matière
de lutte contre les maladies à transmission hydrique puisque du statut peu
enviable de poudrière des MTH avec pas moins de 500 cas de typhoïde recensés en
2001, Tiaret n'enregistre plus que trois à quatre cas par an, a souligné le
chef de l'exécutif de wilaya. La connexion au réseau public d'alimentation en
gaz naturel a atteint un taux de 67 pour cent contre 72 pour cent pour
l'électrification rurale dans une région à vocation agro-pastorale par
excellence. En effet, la capitale des Hauts Plateaux de l'Ouest contribue à
hauteur de dix pour cent à la production céréalière nationale et compte un cheptel
de 1,2 million d'ovins et plus de 21.000 têtes de bovins. Avec deux barrages et
une dizaine de retenues collinaires, l'eau vient comme un socle solide au
service d'une agriculture en pleine mutation, grâce notamment à un encadrement
efficace des pouvoirs publics locaux. Véritable bras actif pour l'agriculture,
le secteur de l'artisanat, grâce à l'institution récente d'une direction locale
de la petite et moyenne entreprise et de l'artisanat et au dynamisme de la
chambre régionale des arts et des métiers, connaît lui aussi un essor certain
avec une multiplication par trois du nombre d'artisans, notamment en matière de
sellerie, broderie, bourrellerie et tapis traditionnel.
Au chapitre des travaux publics, la wilaya
de Tiaret connaît un bond en avant avec notamment le projet de réalisation
d'une voie express entre Tiaret et Relizane devant faire la jonction avec
l'autoroute est-ouest et le dédoublement de la voie entre Tiaret et Sougueur,
sur 21 kilomètres, et Tiaret et Dahmouni, sur treize kilomètres.
Le secteur de la santé, au vu de son
importance stratégique pour l'épanouissement des populations, a lui aussi connu
un développement remarquable avec une nette amélioration de la couverture
sanitaire et médicale, à l'exemple de l'établissement spécialisé en ORL,
stomatologie et ophtalmologie, un véritable joyau architectural implanté en
plein coeur de la ville. L'enseignement supérieur n'est pas en reste du
formidable développement que connaît la wilaya, avec une université composée de
trois facultés pour près de dix-huit mille étudiants et une capacité d'accueil
pédagogique dépassant les 22.000 étudiants. Les travaux herculéens accomplis en
matière d'amélioration et de requalification urbaines sont l'autre point fort
d'une wilaya dont le look extérieur a radicalement changé en comparaison avec
la fin des années quatre-vingt-dix.
Considéré comme une wilaya-tampon entre le
nord et le sud du pays, Tiaret, qui voit son aéroport parmi les plus importants
de l'Ouest reprendre du service après huit ans de fermeture, compte consolider
et se hisser au rang de wilaya développée avec les projets en cours de
réalisation, à l'exemple de la raffinerie de pétrole et son complexe
pétrochimique, le port sec, le marché de gros des fruits et légumes ou encore
le laboratoire de semences de pomme de terre, fruit d'un partenariat
algéro-coréen.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : El-Houari Dilmi
Source : www.lequotidien-oran.com