À Tiaret, l'air du temps est à la correction de la feuille de route des responsables locaux quant à la gestion des affaires socio-économico-politiques rattrapée par une crise inexpliquée depuis quelques années.
Dernières en date, les émeutes qu'a connues le chef-lieu de wilaya, suite au décès après immolation du jeune G. Hichem, et celles qui ont eu pour cible trois débits de boissons alcoolisées à Sougueur, ainsi que la protestation citoyenne enregistrée à Rahouia où les jeunes affiliés au dispositif du filet social ont fait montre de leur lassitude à endurer davantage leur cadre précaire. Un constat qui confirme que les 'connexions' entre la population, les administrateurs et les élus tiennent d'un mal préjudiciable dont la variation interminable et persévérante rend le climat encore plus accablant et alambiqué pour s'épiloguer par une perte de confiance pure et simple. Dans ce sillage, le bureau de la coordination de la société civile de la daïra de Sougueur n'est pas allé de main morte pour dénoncer, par le biais d'un communiqué dont une copie a été remise à Liberté, cette cacophonie caractérisée par la bureaucratie, le clientélisme et le laxisme des administrateurs ainsi que les promesses non tenues des élus dont la plupart ont mis de côté ceux qui les ont fait monter dans 'l'ascenseur' pour ne voir que le bout de leur nez et ne s'occuper que de leurs affaires.
'Voyant venir la découverte du pot aux roses et cherchant vaille que vaille à éviter l'épreuve déplaisante et peu rassurante des questions-réponses, nos élus ont à chaque fois trouvé des astuces pour s'éclipser à jamais, faisant mine de chercher à trouver un plan de régulation qui n'existera finalement jamais', se désolera le président du bureau de la coordination de la société civile de la daïra, signataire du document.
Ce dernier n'omet pas de s'interroger sur la passion qui s'est enracinée entre les centres de décision, les institutions et les citoyens avec lesquels les liens semblent ainsi rompus à jamais.
Cependant, dans ce communiqué, il est mis en exergue le comportement irresponsable et le mutisme parfois inexpliqué du chef de l'exécutif, notamment durant ces deux dernières années qui ont suivi les malheureuses protestations citoyennes du quartier de l'Oued à Sougueur.
Plus loin, le contenu du document se focalise sur le maire de cette localité, d'obédience FLN, dont on trouve à redire de ses compétences tant la régression, depuis son investiture, s'avère irréfutable dans tous les domaines. 'La situation ne se limite pas à la commune de Sougueur, mais elle est similaire à travers les 42 communes que compte la wilaya', commente notre interlocuteur qui, par le biais du même communiqué, interpelle les plus hautes autorités de l'Etat pour déclencher des commissions d'enquêtes nationales afin de 'chasser Ali Baba et ses quarante compères de leur caverne' et 'rendre à César ce qui lui appartient'.
R. S
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : R Salem
Source : www.liberte-algerie.com