
Malgré la baisse sensible de la température dans la région, suite aux chutes de neige, les ex-gardes communaux n'ont pas lâché du lest ce dimanche, en observant un sit-in pacifique devant la cité administrative (100 bureaux) de Tiaret. En effet, ils étaient des centaines, venus de 38 wilayas du pays, à prendre part à ce rassemblement qui s'inscrit dans le cadre du mouvement de protestation enclenchée au niveau national pour faire valoir les droits de ce corps (dissous), voire un statut digne des sacrifices consentis par les gardes communaux durant les années sombres qu'a traversées le pays.Dirigés par Chouaïb Hakim, en qui ils reconnaissent avec insistance la légitimité de les représenter, ces derniers ont mis en avant de leurs revendications la dénonciation, pour une énième fois, du mutisme du gouvernement et la non-tenue des promesses faites par le Premier ministre,Abdelmalek Sellal, et le ministre de l'Intérieur et des Collectivités locales, Noureddine Bedoui, et ses prédécesseurs Ould Kablia et Belaïz. Sur le lieu du rassemblement, Chouaïb a affirmé qu'après plusieurs années d'une attente lassante, les ex-gardes communaux ont décidé de hausser la voix pour exprimer leur ras-le-bol quant à la réaction officielle depuis la dissolution de leur corps en novembre 2012. "Nous nous retrouvons, aujourd'hui, désocialisés et nos sacrifices même pas reconnus", a-t-il martelé. Et d'enchaîner : "Notre but est de dénoncer publiquement, à qui voudrait bien nous entendre, la politique de fuite en avant du gouvernement qui continue à faire la sourde oreille quant à l'application des revendications contenues dans notre plateforme." Dans la foulée, les manifestants rejettent toute autre représentation en révélant que d'autres personnes non "accréditées" parlent en leur nom. En clair, ils estiment dérisoire le montant de la retraite proportionnelle qui leur est allouée, qui ne dépasse guère les 20 000 DA, nécessitant une révision immédiate et inconditionnelle. Dans le même sillage, ils réclament une couverture sociale et la prise en charge des éléments atteints de maladies chroniques ainsi que les ayants droit de ceux qui ne sont plus de ce monde, les primes d'engagement et les indemnités de départ, la régularisation de ceux qui ont été transférés à d'autres corps de sécurité ainsi que la reconnaissance des blessés comme ceux de la guerre et la réintégration de l'ensemble des agents radiés sans conditions. Notons qu'un immense renfort de la police a été mobilisé pour quadriller le lieu du mouvement.R. SALEM
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : R SALEM
Source : www.liberte-algerie.com