Tiaret - A la une

Qui sanctionne qui '



C'est bien beau de faire l'effort de tenter de réduire les effets de cette violence qui sévit dans nos stades et qui colle, comme de la glue à notre sport. Encore faut-il, en vue de cerner au mieux ce fléau, être en mesure d'identifier ceux qui sont derrière, d'en déterminer le profil et de comprendre ce qui se fait pour tenter de l'éradiquer.Quand on plante un panneau ou que l'on accroche une banderole disant timidement, et naïvement, que «la violence empêche le développement du sport national», qui cible-t-on au fait ' La question est d'actualité. Elle dénonce, pas seulement la violence, mais aussi, et surtout, la gestion de ce football. Tout le monde s'interroge et s'inquiète à la fois. Les déclarations des premiers responsables ne suffisent plus, elles ne pèsent plus. Le mal qui est visible sur le terrain gagne, à tout les coups, la partie. Que se passe-t-il ' Dites-nous pourquoi ce football devient-il de plus en plus menaçant ' Une question posée au gré du vent a récolté plusieurs réponses, dont la principale est celle de l'implication de l'arbitre dans le déraillement des rencontres avec la bénédiction de la commission d'arbitrage qui n'accélère pas le respect des textes en vigueur allant dans le sens des enquêtes, des sanctions, des mises en demeure ou encore de dépôt de plaintes contre ceux qui négocient ou ceux qui préfèrent s'adonner à ce jeu. «J'essaie de faire une comparaison entre le football d'hier et celui d'aujourd'hui, la comparaison est immense. Cela, vous savez, me dégoûte. Le football perd ses repères, les gestionnaires n'ont rien avoir avec ce sport.
Ils veulent s'identifier à des personnalités du football, mais ils échouent, parce qu'ils ne connaissent rien du football. Je me demande aussi, qu'allons-nous laisser à nos enfants. Regardez, ces innocents qui jouent et qui veulent se rapprocher des grands noms. Allah sait qu'il le regretteront bien un jour.» Triste constat d'un monsieur ayant joué quelques années après l'icône de notre football, en l'occurrence Rachid Makhloufi... Et au moment où certains semblent se faire un devoir d'entretenir quelques douces chimères, ce sont, et pas plus tard que le week-end dernier, trois cas qui attestent de l'inconstance, de la légèreté et l'irresponsabilité des uns et des autres qui se sont fait jour. Les cancres des stades se sont livrés à des duels sans merci, rivalisant autour de la palme de la bêtise. Il y a cet exemple de quelques joueurs qui se sont distingués par leur comportement de «voyou» en agressant physiquement sur le terrain l'arbitre pour avoir sifflé un penalty, ce qui lui a valu 21 jours d'incapacité.
La Ligue régionale de Ouargla tranchera par une sanction à vie pour le gardien de but auteur des coups portés et trois années de suspension pour les quatre autres joueurs. Une autre agression a eu sur le terrain de Tiaret au moment où les joueurs se saluaient, le n°14 de Tiaret gifla le joueur au maillot 10 de l'équipe d'Arzew, avant même que la balle soit mise au centre, et ce, sous le regard de l'arbitre. A Tébessa, des joueurs des U19 «massacrés» par les joueurs adverses. Un autre match qui avait opposé les jeunes réservistes de l'USM Alger au RC Relizane s'est achevé par des blessés. L'équipe réserve algéroise a vécu l'enfer à Relizane mardi après-midi lors de ce matche joué pour le compte de la demi-finale de la Coupe d'Algérie. L'USMA, qui menait au score (0-1), jouait les dernières secondes. L'arbitre siffle un penalty à la 94' au profit des Algérois. «Des supporters de l'équipe locale en ont profité pour effectuer un envahissement de terrain et agresser les joueurs de l'USMA ainsi que les membres de la délégation», indique la direction algéroise dans un communiqué.
Et d'ajouter : «Face à l'absence des services de sécurité, les joueurs usmistes ont été pris de panique, ils ont heureusement quitté le terrain pour se réfugier aux vestiaires alors que des énergumènes forçaient les portes pour lyncher la délégation usmiste». La direction de l'USMA dénonce ces faits, et compte aller le plus loin possible pour préserver ses droits», lit-on encore dans ledit communiqué. Enfin, la commission de discipline de la Ligue de football professionnel sanctionne Mahfoud Boukelkal, président de l'O Médéa, ainsi que son homologue de la JS Kabylie, Chérif Mellal. Les deux boss sont interdits d'accès au terrain et aux vestiaires à compter du 25 mars 2019 pour une période de trois mois avec 200 000 DA d'amande. Le président de la JSK, avait, faut-il le rappeler, invité le président de la Fédération algérienne de football à déposer plainte pour situer le niveau de responsabilité de l'un ou de l'autre. Le monde à l'envers.
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