Tiaret - A la une

Prix Nobel de l'horreur



Prix Nobel de l'horreur
L' opération de purification ethnique en Birmanie qui s'en soucie ' Cela peut paraitre mal à propos, voire un tantinet déplorable pour certains, d'évoquer ici le funeste sort réservé à la minorité musulmane des Rohingyas; alors même que deux de nos valeureux policiers ont été tués la veille de l'Aïd à Tiaret. Nous avons été terriblement choqués par ce drame à l'accent Daéchien qui aura gâché la fête.Comment festoyer, en effet, quand, le jour de l'Aïd, vous apercevez les images de cet enfant qui fait un salut militaire sur une photo à côté de son papa chéri Tayeb, qu'il ne reverra plus. Oui, il ne le reverra plus parce que mort en héros, jeudi, quand il tentât d'empêcher un monstre- humain de commettre un carnage à Tiaret 'Cela nous rappelle l'implacable réalité que le terrorisme peut encore frapper quand il veut où il veut et qui il veut. Cet attentat, au-delà de sa signature, incite à la grande vigilance par son mode opératoire.Mais quelque soit l'acuité de notre douleur collective, cela ne nous dispense pas du devoir de dénoncer les horreurs qui se commettent en quantité industrielle chaque jour dans la lointaine Birmanie.Le drame des Rohingyas n'émeut personne dans le monde. Les occidentaux si prompts à verser des larmes de crocodile quand un des leurs est touché par le terrorisme, sont curieusement sourds et muets face à l'holocauste des temps modernes. En une semaine, au moins 400 personnes ont péri et des dizaines de milliers de personnes poussées à fuir vers le Bangladesh. 250 000 autres membres de la communauté des Rohingyas sont privés d'aide alimentaire dans le nord-ouest de la Birmanie. Voici quelques chiffres de ces crimes contre l'humanité, ou plutôt contre les musulmans, qui cette fois, sont victimes et non pas bourreaux. Et cela change tout apparemment?Le Secrétaire Général de l'ONU, Antonio Guterres a fait un effort incroyable vendredi en appelant,- ô quel courage !- les forces de sécurité criminelles birmanes à la "retenue" contre la minorité musulmane du pays. L'émotion et la fermeté sélectives sont devenues une marque de fabrique de l'Occident en général et son "machin", l'ONU. Qui pourra oser critiquer le gouvernement criminel de Birmanie dirigé par le Prix Nobel de la paix Aung San Suu Kyi ' Cet ex-dissidente qui a souffert sous le régime de Myanmar des années durant, est en train de se "mettre à jour" en termes de pratiques moyenâgeuses. Prix Nobel de la paix, elle mérite, désormais, et sans gloire le prix Nobel de l'horreur. Derrière son visage émacié, la mine défaite, ses traits tirés et sa maigre silhouette qu'elle promenait dans les capitales occidentales en quête d'aide pour débarrasser son pays de la dictature, de la junte au pouvoir, se cachait finalement, une tueuse sans pitié. Cette femme n'a plus de c?ur. Maintenant au pouvoir, elle fait écraser sans état d'âme ses "compatriotes" musulmans sous la botte des soldats à ses ordres qui ont, ironie du sort, assassiné son propre père dont elle vient de commémorer le 70ème anniversaire de son assassinat. Les malheureux Rohingyas qui subissent depuis 2012 une violence bestiale, sont choqués de constater que celle qui promettait la démocratie et le respect ders droits de l'homme n'est pas moins monstrueuse que ceux qu'elle dénonçait. Et ils ne peuvent compter sur les Occidentaux tous tombés sous le charme de cette Dame de fer dans le plus horrible sens du terme. Quand à espérer ne serait- ce qu'une solidarité "confessionnelle" des Al Saoud, Al Khalifa ou des Al Nahyane, les pauvres Rohingyas ont sans doute fait leur deuil. Pourquoi le monde est à ce point immonde quand les victimes du terrorisme sont des musulmans ' Et on nous sert des cours d'émotion et de solidarité à deux balles quand ils voient que nous n'en montrons pas assez pour pleurer leurs morts à leur goût?
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