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Moulins de Mahdia : la tension monte d'un cran Tiaret : les autres articles



Les 127 travailleurs, qui devaient reprendre avant-hier le travail après une grève qui dure depuis 14 mois, ont vite déchanté puisque certains irréductibles (27 travailleurs), appuyés par de jeunes inconnus, se sont fait attaquer à l'aide de cocktails Molotov devant le complexe sis à Mahdia, 50 km à l'est de Tiaret.
Le bilan de cette tentative de reprise, voulue pourtant par l'écrasante majorité, fut lourd en dégâts et a frôlé l'irréparable puisque l'on a recensé quelques blessés dont un fracturé au poignet et une plaie ouverte du fait de jets de pierre et des brûlures au deuxième degré pour d'autres. Dans la foulée, déplore le patron de la «Filiale Megid», la destruction d'un véhicule 4x4. Des plaintes ont été déposées au niveau de la sûreté de daïra de la ville alors que des travailleurs sidérés par cette tournure ont dû attendre vainement l'arrivée du wali en tournée dans la région pour installer l'assemblée communale pour lui exiger «un minimum de sécurité» pour pouvoir travailler et assurer la survie à leurs progénitures sans pressions ni intimidations.
Le bras de fer qui met aux prises certains travailleurs au patron de cette meunerie semoulerie n'a pourtant pas d'existence légale depuis que la justice s'est prononcée sur l'illégalité de la grève. Une situation embarrassante et surtout préjudiciable financièrement au groupe qui a eu à débourser plus de 21 millions de dinars pour les factures d'énergie et de gardiennage nonobstant les avances consenties pour les travailleurs qui avaient signé la reprise du travail devant l'inspection du travail. Les protestataires qui ne voudraient pas reprendre exigent une augmentation de 100% alors que le patron n'a consenti que 30%. Hier, M. Metidji Redha a introduit une demande de renouvellement pour la réquisition de la force publique.
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